Protection des mineurs: L'UE enquête sur Meta et Snapchat

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Protection des mineursBruxelles ouvre aussi une enquête visant Meta et Snapchat

Après TikTok et YouTube jeudi, l’Union européenne surveille de près la maison-mère de Facebook et l’application, pour savoir si elles protègent suffisamment la «santé physique et mentale» des mineurs.

La Commission européenne cherche à savoir si Snapchat a pris «les mesures pour se conformer à ses obligations en matière de protection des mineurs, en vertu de la loi sur les services numériques».
La Commission européenne cherche à savoir si Snapchat a pris «les mesures pour se conformer à ses obligations en matière de protection des mineurs, en vertu de la loi sur les services numériques».REUTERS

La Commission européenne a annoncé, vendredi, avoir ouvert une enquête sur les mesures mises en œuvre par Meta (maison-mère de Facebook et Instagram) et Snap (Snapchat) pour protéger les mineurs, notamment leur «santé physique et mentale», au lendemain d’une démarche identique visant TikTok et YouTube.

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«La commission demande aux entreprises de fournir davantage d’informations sur les mesures qu’elles ont prises pour se conformer à leurs obligations en matière de protection des mineurs, en vertu de la loi sur les services numériques», indique l’exécutif européen.

Pas encore une mise en cause

Meta et Snap ont jusqu’au 1er décembre pour répondre. La Commission précise qu’«en fonction de l’évaluation des réponses, elle déterminera les prochaines étapes». Une telle demande d’information, en vertu de la nouvelle législation sur les services numériques (DSA), entrée en vigueur fin août, ne constitue pas une mise en cause à ce stade.

Il s’agit toutefois d’une première étape dans une procédure qui peut conduire, à terme, à de lourdes sanctions financières en cas d’infractions avérées et prolongées à la réglementation. Dans des cas extrêmes, les amendes pourront atteindre 6% du chiffre d’affaires mondial des groupes mis en cause.

«La commission demande aux entreprises de fournir davantage d’informations sur les mesures qu’elles ont prises pour se conformer à leurs obligations en matière de protection des mineurs.»

La Commission européenne

Cette législation impose de nouvelles obligations à 19 très grands acteurs d’internet, notamment en matière de lutte contre les contenus illégaux et nuisibles ou de protection des enfants. Depuis quelques semaines, la Commission européenne, chargée de son application, serre la vis à l’égard des plateformes.

Elle a déjà adressé, le 19 octobre, une demande d’information à Meta à propos de la diffusion de «contenus terroristes et violents», de discours de haine et de désinformation dans le cadre de la guerre Israël-Hamas. Des enquêtes similaires visent les réseaux sociaux TikTok (propriété du groupe chinois ByteDance) et X (ex-Twitter).

AliExpress sous la loupe

Lundi, l’exécutif européen a par ailleurs ouvert une enquête à l’encontre du site chinois de vente en ligne AliExpress, concernant la distribution présumée de produits illégaux, notamment de faux médicaments. Le commissaire européen au Numérique, Thierry Breton, se trouvait vendredi à Pékin, où il s’est rendu au siège d’Alibaba, maison-mère d’AliExpress, pour des discussions avec le PDG du groupe.

TikTok et YouTube aussi visés

Bruxelles a ouvert, jeudi, une enquête sur les mesures prises par le réseau social TikTok et le site de partage de vidéos YouTube pour protéger les enfants, poursuivant un tour de vis contre les grandes plateformes entamé en octobre. L’exécutif européen s’inquiète notamment de l’impact de certaines vidéos sur la «santé mentale et physique» des jeunes. Il souhaite vérifier les procédures permettant de garantir que les contenus diffusés sont adaptés à l’âge des mineurs concernés.
«La protection des enfants sera une priorité», avait déjà prévenu le commissaire européen au Numérique, Thierry Breton. La Commission européenne a demandé à TikTok et YouTube «de fournir davantage d’informations sur les mesures qu’elles ont prises pour se conformer à leurs obligations en matière de protection des mineurs».
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(AFP)

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