Elections – Le Portugal en campagne, les socialistes au pouvoir favoris

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ÉlectionsLe Portugal en campagne, les socialistes au pouvoir favoris

Le 30 janvier, le Portugal vivra à l’heure des législatives. Des élections qui pourraient conforter l’actuel Premier ministre, Antonio Costa, à son poste. Mais avec des doutes sur la majorité des socialistes.

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En ce début de campagne électorale, Antonio Costa semble bien parti pour conserver son fauteuil de Premier ministre.
En ce début de campagne électorale, Antonio Costa semble bien parti pour conserver son fauteuil de Premier ministre.AFP

Le socialiste Antonio Costa est le grand favori des législatives anticipées du 30 janvier au Portugal mais, alors que la campagne électorale s’est officiellement ouverte dimanche, sa difficulté à former une majorité stable risque de persister.

Pressé d’annoncer ce qu’il ferait en cas de victoire sans majorité absolue, scénario prévu par l’ensemble des sondages, Antonio Costa, juriste de 60 ans, a dit vouloir gouverner seul, en négociant chaque loi au cas par cas, ou avec le soutien d’un petit parti animaliste. «La solution que nous avions trouvée jusqu’ici n’est manifestement plus possible dans les circonstances actuelles», a-t-il fait valoir jeudi, lors du débat télévisé l’opposant à son rival de centre droit, l’ancien maire de Porto Rui Rio, un économiste de 64 ans.

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Objectif: huit députés de plus

Le chef du gouvernement se référait à la fragile union de la gauche qui lui a permis d’arriver au pouvoir, en 2015, et qui avait commencé à s’effriter dans la foulée des législatives d’octobre 2019. La fin de cette alliance, sans précédent depuis la Révolution des Œillets de 1974, a été scellée par le rejet du projet de budget pour 2022 par les formations de la gauche radicale, le Bloc de gauche et la coalition communistes-verts.

«Nous devons résoudre rapidement cette crise politique absurde», a clamé le Premier ministre sortant, qui espère élire huit députés de plus qu’en 2019 pour décrocher la majorité absolue et ne plus dépendre de tiers.

Quête de stabilité

Après quatre années de croissance économique et deux de crise sanitaire dont la gestion n’est pas contestée, l’ensemble des enquêtes prédit une nette victoire des socialistes, mais pas suffisante pour modifier sensiblement le rapport de forces au Parlement. «La difficulté à former des gouvernements stables sera le caractère dominant de l’avenir politique du Portugal», affirme le politologue Antonio Costa Pinto, chercheur à l’Institut des sciences sociales de l’Université de Lisbonne.

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Entrés au Parlement en 2019 avec un seul député, l’extrême droite et les libéraux apparaissent dans les sondages au coude-à-coude avec les deux formations de la gauche radicale, avec de 4 à 6% des intentions de vote.

Le Parti socialiste étant crédité de près de 38% des voix, tandis que le centre droit pourrait en recueillir environ 30%, les deux grands partis modérés portugais restent «en bonne santé», contrairement à nombre de leurs congénères européens, note le politologue.

Bonne participation

La campagne électorale est la troisième au Portugal sous pandémie. Peu avant l’apparition du variant Omicron, les municipales de fin septembre, que les socialistes ont remportées malgré une défaite surprise à Lisbonne, ont pu se dérouler sans précautions majeures. Mais, en janvier dernier, le président conservateur Marcelo Rebelo de Sousa a été réélu à l’issue d’un scrutin organisé au moment où le Portugal était le plus durement touché par l’épidémie de Covid-19. Malgré le confinement général en vigueur à l’époque, la participation n’avait pas chuté autant que le craignaient candidats et observateurs.

Vote par anticipation pour prévenir une quarantaine

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(AFP)

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