Bonne année!Adieu 2022: le monde passe en 2023
Adieu 2022: les huit milliards de Terriens célébraient dimanche le passage à 2023, laissant derrière eux une année mouvementée.
Chasser les souvenirs du Covid, oublier l’inflation grandissante pour une soirée. Pour beaucoup, le réveillon est l’occasion de laisser 2022 et son lot de mauvaises nouvelles. En Australie, Sydney a été l’une des premières grandes villes à sonner le passage en 2023 reprenant son titre de «capitale mondiale du réveillon» après deux années de fermetures et de festivités étouffées par le variant Omicron. Dans un optimisme renouvelé, la ville a célébré 2023 avec un feu d’artifice devant un million de personnes. De quoi trancher avec le sentiment laissé par 2022, qui a vu disparaître la reine Elizabeth II, Mikhaïl Gorbatchev, Jiang Zemin et Shinzo Abe.
Les derniers jours de l’année ont aussi vu partir deux papes aux registres bien différents: jeudi celui du foot, le Brésilien Pelé (82 ans), et samedi l’ancien chef de l’Église catholique Benoît XVI (95 ans). À Marktl, le village natal de son «pape bavarois», dans le sud de l’Allemagne, l’ambiance n’était pas à fêter la nouvelle année. Un drapeau arborant un ruban noir flotte devant la mairie, sous le regard d’admirateurs aux yeux humides.
L’année 2022 a beau être terminée, elle a légué son quota de défis à 2023: le réchauffement climatique ne s’est pas inversé, la croissance de la population mondiale, désormais de huit milliards, non plus. Cette année a aussi rimé avec le départ de nombreux salariés de leur emploi après la pandémie, une gifle à la cérémonie des Oscars et le krach du marché des cryptomonnaies.
Mais par-dessus tout, elle sera à jamais associée au retour de la guerre en Europe avec l’invasion russe en Ukraine. Une nouvelle série d’explosions a retenti dans le ciel de Kiev moins d’une heure après le passage à l’année 2023. En plus de 300 jours, près de 7000 civils ont été tués et 10’000 blessés, selon le bureau du Haut-Commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies. Les dernières frappes russes de samedi ont visé plusieurs régions du pays, faisant au moins un mort et plusieurs blessés à Kiev. Certains avaient l’intention de marquer le Nouvel-An par de paisibles prières à la bougie, d’autres de faire la fête toute la nuit en signe de détermination collective.
Pas de spectacles pyrotechniques à Moscou
La Russie de Vladimir Poutine n’a, elle, pas la tête à s’amuser. Moscou a annulé ses traditionnels spectacles pyrotechniques après que le maire de la ville, Sergueï Sobianine, a demandé aux habitants comment ils aimeraient marquer le passage à la nouvelle année. «La justesse morale et historique est de notre côté» a assuré Poutine dans ses vœux. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est quant à lui déclaré «sûr» de «gagner cette guerre».
En France, le président Emmanuel Macron a profité de son allocution du Nouvel-An pour renouveler son soutien à Kiev, «jusqu’à la victoire».
Dans la capitale parisienne, les Champs-Elysées ont retrouvé leur éclat et la foule des grands soirs de l’avant-Covid. Près d’un demi-million de personnes étaient là, selon la préfecture de police, pour le show du réveillon, entre stars de la musique et festival pyrotechnique.
À Londres, le traditionnel feu d’artifice de la Saint-Sylvestre, pour la première fois depuis la pandémie, a rassemblé quelque 100’000 spectateurs munis de billets pour le spectacle, lors duquel un hommage à Elizabeth II a été rendu.
À Vienne, 1850 invités devaient assister au traditionnel concert du jour de l’an de l’Orchestre philharmonique, dans la salle dorée du Musikverein.
En Croatie, on accueillait avec un sentiment mitigé l’entrée du pays dans l’espace Schengen et la zone euro, avec la crainte d’une envolée des prix mais des perspectives touristiques encore meilleures.
Devant la Puerta del Sol de Madrid, des milliers de personnes ont croqué 12 grains de raisin pour marquer les 12 dernières secondes de 2022. Un rite observé par la majorité des Espagnols.
Au Moyen-Orient, le Burj Khalifa de Dubaï, plus haut building du monde (830 mètres), s’est illuminé sous les feux d’artifice appelant à «s’enlacer à nouveau».
Le président Xi Jinping a toutefois lancé une note optimiste à quelques heures du Nouvel-An: «La lumière de l’espoir est devant nous».
Nouvelle année, nouveau président. Au Brésil, le premier jour de janvier rimera avec le retour au pouvoir de l’ancien chef de l’État Lula. La mythique plage Copacabana de Rio de Janeiro devait accueillir plus de deux millions de personnes pour un feu d’artifice de 12 minutes et une douzaine de concerts.