FranceUne tornade fait des ravages dans la Creuse
Le département français a été le théâtre, jeudi après-midi, de vents très violents. La commune de Pontarion panse ses plaies, mais ne déplore aucune victime.
En France, la commune de Pontarion, dans le département de la Creuse, a été frappée par une tornade d’une violence inouïe, jeudi après-midi. «Je n’ai jamais vécu ça», témoignait, sur BFMTV, Martine Birnbaum, deuxième adjointe à la mairie. «Je pense que ça a bien duré cinq minutes.»
Selon le site keraunos.org – l’Observatoire français des tornades et orages violents – la tornade «s’est formée vers 16h55, en bordure sud d’une cellule orageuse active, qui a présenté des caractéristiques supercellulaires». En quelques minutes, elle a provoqué des dégâts matériels terribles à Pontarion, à une soixantaine de kilomètres à l’est de Limoges.
«On signale pour le moment des toitures endommagées, avec des tuiles envolées, ainsi que des arbres au sol et des poteaux électriques couchés», ajoute le site. «Les trois quarts des toitures des bâtiments sont détruites, énormément de tuiles sont envolées, la rue principale était jonchée de débris. Ce n’était pas apocalyptique mais presque», témoignait, sur BFMTV, Guilhem Carbon, habitant de Pontarion.
«Les trois quarts des toitures des bâtiments sont détruites, énormément de tuiles sont envolées, la rue principale était jonchée de débris.»
Plusieurs images publiées sur les réseaux sociaux montrent la rapidité et la violence du phénomène, ainsi que l’ampleur des dégâts. D’après France 3 Nouvelle-Aquitaine, le numéro d’appel des sapeurs-pompiers de la Creuse a été saturé «en raison du nombre bien trop important de demandes d’intervention», plus de 200 au total.
Un blessé léger après la chute d’une tuile
Selon le quotidien «La Montagne», une personne a été «très légèrement blessée après avoir reçu une tuile sur le pied». Elle a pu rester chez elle et n’a pas été transportée à l’hôpital. Quant à l’école de Pontarion, elle restera fermée ce vendredi. Reste que le choc fut grand. «J’ai senti des contacts sur la vitre, j’ai vu que c’était des grêlons. Le temps que je réalise, le vent est arrivé avec des bruits de partout, des chocs sur la toiture. La maison a même tremblé», racontait Guilhem Carbon, sur BFMTV.