«Les Israéliens sauront se battre au Liban s’il le faut»

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Proche-Orient«Les Israéliens sauront se battre au Liban s’il le faut»

Le chef d’état-major de l’armée israélienne, Herzi Halevi, a dit à ses troupes qu’«il n’y a pas un village au Liban» qu’elles ne pourront «détruire».

«Nous vous placerons aux bons endroits, vous y ferez ce qu’il faut», a déclaré le lieutenant-colonel Herzi Halevi (à droite) à ses soldats.
«Nous vous placerons aux bons endroits, vous y ferez ce qu’il faut», a déclaré le lieutenant-colonel Herzi Halevi (à droite) à ses soldats.AFP

«Après avoir combattu à Gaza, nous saurons comment le faire au Liban s’il le faut», a prévenu, mercredi, le chef d’état-major de l’armée israélienne, Herzi Halevi, qui s’adressait à ses troupes dans la bande de Gaza.

«Après ce que vous avez fait, il n’y a pas un village au Liban où vous ne pourrez entrer et que vous ne pourrez détruire. Nous vous placerons aux bons endroits, vous y ferez ce qu’il faut, une longue guerre de l’autre côté, et nous en sortirons avec de bons résultats», a ajouté le lieutenant-général.

Israël pilonne sans relâche la bande de Gaza depuis le 7 octobre, après une attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien Hamas sur son sol, et y a lancé une offensive terrestre près de trois semaines plus tard.

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À la frontière nord d’Israël, les échanges de tirs avec le Hezbollah libanais sont quotidiens depuis le début de la guerre. Ils ont gagné en intensité depuis la frappe attribuée à Israël le 2 janvier, qui a tué, dans la banlieue sud de Beyrouth, le numéro deux du Hamas, Saleh al-Arouri, et six autres responsables du mouvement.

Craintes d'escalade toujours plus grandes

Mardi, le puissant parti chiite pro-Iran a affirmé avoir ciblé une base militaire dans le nord d’Israël, en représailles à l’élimination d’un de ses responsables militaires. Le Hezbollah avait annoncé la mort de Wissam Tawil, décrit comme «un commandant de la force al-Radwan», l’unité d’élite du Hezbollah.

Il s’agit du plus haut responsable militaire du parti tué depuis que le mouvement libanais a lancé, le 8 octobre, ses tirs contre Israël pour soutenir le Hamas à Gaza.

Les craintes d’une escalade régionale des hostilités entre Israël et ses autres ennemis, une alliance informelle de groupes armés soutenus par l’Iran au Liban, en Syrie, en Irak et au Yémen, n’ont cessé de croître depuis le début de la guerre.

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(Marine Meunier)

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