FranceQuand Macron assurait que le vaccin ne serait «pas obligatoire»
Tandis que la plateforme Doctolib était prise d’assaut, Twitter était en ébullition lundi soir, après les annonces du président français. Un ancien post du chef de l’État fait notamment un carton.
Les annonces fracassantes d’Emmanuel Macron ont fait leur petit effet en France. Selon «Le Figaro», la population a pris d’assaut le site Doctolib lundi soir, après l’allocution du chef de l’État. Plus de 20’000 rendez-vous pour se faire vacciner ont été pris à la minute, pour un total de 900’000 réservations en une seule soirée. Un «record absolu», assurait mardi matin Stanislas Niox-Chateau, le PDG de Doctolib. «Il y a eu 7,5 millions de connexions en quelques minutes», a-t-il précisé sur RMC.
La foire d’empoigne a été telle que le site est resté inaccessible pendant plus de trente minutes. «On n’était pas prêts, mais c’est une bonne nouvelle», a réagi la plateforme sur Twitter.
Stanislas Niox-Chateau a ajouté que la grande majorité des rendez-vous pris lundi soir l’avaient «probablement» été par des personnes âgées de moins de 35 ans. Ce résultat découle de la pression mise par le président de la République sur les non-vaccinés pour éviter une nouvelle vague de Covid-19 alors que le virus repart à la hausse dans tous les territoires avec le variant Delta.
Pendant ce temps sur Twitter, la révolte des personnes opposées à la vaccination s’organise. Le hashtag #GiletsJaunes est en vogue et des appels à manifester le 14 juillet circulent.
Un ancien tweet du chef de l’État, dans lequel il assure que la vaccination ne sera jamais rendue obligatoire, a notamment été exhumé.
Comme le rappelle Franceinfo, Emmanuel Macron avait déjà fait une déclaration semblable le 24 novembre: «Je veux aussi être clair, je ne rendrai pas la vaccination obligatoire», avait-il assuré. À noter tout de même que le gouvernement envisage une vaccination obligatoire pour les soignants depuis plusieurs mois. En mars déjà, le ministre de la Santé, Olivier Véran, avait évoqué cette possibilité. Cette évolution dans la position du gouvernement suit celle du Conseil scientifique, qui en juillet 2020 estimait qu’une obligation de se faire vacciner n’était «ni souhaitable ni envisageable». Le 9 juillet, ce même Conseil avait cependant recommandé une obligation vaccinale des soignants dans un avis rendu public.