États-Unis: La personne qui la harcelait en ligne n’était autre que sa propre mère

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États-UnisLa personne qui la harcelait en ligne n’était autre que sa propre mère

Une quadragénaire a été arrêtée, lundi, pour avoir bombardé sa fille et le petit ami de celle-ci de messages haineux et humiliants sous un faux nom.

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Le mobile de Kendra Licari reste flou.
Le mobile de Kendra Licari reste flou.Prison du comté d’Isabella

Une mère de famille de Mount Pleasant (Michigan) a été arrêtée et mise en examen lundi. Kendra Licari, 42 ans, est notamment accusée de harcèlement sur mineur, obstruction à la justice et utilisation d’un ordinateur dans le but de commettre un crime. En clair, il est reproché à l’Américaine d’avoir utilisé un faux nom pour harceler sa propre fille et le petit ami de celle-ci en ligne pendant plus d’un an. La quadragénaire a été incarcérée et sa caution fixée à 5000 dollars. Son prochain passage devant le juge est agendé au 29 décembre, selon «The Morning Sun».

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Tout a commencé début 2021, quand la direction des écoles de Beal City a été informée d’un cas de cyberharcèlement sur deux élèves. Cette plainte concernait la fille de Kendra Licari et son petit ami. L’Américaine, qui officiait comme coach de basketball dans ces établissements, et la mère du jeune homme ont dans un premier temps aidé la direction des écoles dans son enquête. Mais la police locale a fini par s’en mêler quand il a été établi que la plupart des messages que recevaient les deux victimes venaient de l’extérieur de l’école.

«Syndrome de cyber-Münchhausen»

Le bureau du procureur a rassemblé pas moins de 349 pages de SMS et de messages envoyés sur les réseaux sociaux. «Dans l’ensemble, il s’agissait surtout de textos de type harcèlement, dégradants, démoralisants et simplement méchants. Quand l’affaire est arrivée dans notre bureau, c’était bizarre et presque difficile à croire», explique David Barberi, procureur du comté d’Isabella. En avril, lorsque le FBI s’est saisi de l’affaire, Kendra Licari était déjà dans le collimateur des autorités. Les enquêteurs ont rapidement pu identifier l’adresse IP d’où provenaient les messages, et la quadragénaire est passée aux aveux.

Selon les enquêteurs, Kendra Licari avait masqué son emplacement à l’aide d’une plateforme logicielle et utilisé plusieurs numéros et indicatifs régionaux pour faire croire que les amis de sa fille envoyaient les SMS. Pour l’heure, le mobile de la mère de famille n’est pas clair. «On pourrait appeler cela un «syndrome de cyber-Münchhausen»: c’est le genre de comportement où la personne fait en sorte que quelqu’un de proche se sente mal ou ait besoin d’elle dans sa vie», suppose le procureur. La fille de Kendra Licari et le jeune homme, qui ne sont plus ensemble, restent profondément marqués par cette histoire.

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(joc)

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