MadagascarMédecins sans frontières voit ses activités menacées faute de visas
Depuis juillet, la fermeture des frontières malgaches a été renforcée et les travailleurs humanitaires ne sont plus autorisés à rentrer dans le pays. En conséquence, MSF pourrait se retrouver sans personnel sur place.

Médecins sans frontières (MSF) a averti jeudi que ses activités à Madagascar, où une grave crise alimentaire se poursuit dans le sud du pays, sont menacées de fermeture à la fin du mois faute de visas. Dans un communiqué, l’ONG demande aux autorités malgaches de faciliter l’accès au personnel humanitaire.
Les frontières malgaches sont fermées depuis mars 2020 en raison des mesures sanitaires pour lutter contre la pandémie de Covid-19, mais les équipes de MSF avaient jusqu’à présent bénéficié d’autorisations spéciales.
Le personnel international MSF disposait de visas d’une durée de trois mois non renouvelables. Mais depuis juillet, face à la menace du variant Delta, le gouvernement malgache a renforcé la fermeture des frontières et les travailleurs humanitaires ne sont plus autorisés à entrer sur l’île, a expliqué MSF.
10 membres de notre personnel international quitteront le pays dans deux jours car leurs visas arrivent à expiration, et les derniers 12 autres vont devoir partir dans trois semaines.
Depuis, l’organisation est dans l’incapacité de remplacer le personnel international dont les visas arrivent à échéance et ne dispose donc plus des ressources humaines nécessaires pour maintenir ses activités sur l’île. Les demandes adressées par l’ONG aux plus hauts niveaux de l’administration malgache «sont restées pour l’heure sans réponse».
«10 membres de notre personnel international quitteront le pays dans deux jours car leurs visas arrivent à expiration, et les derniers 12 autres vont devoir partir dans trois semaines. Nous avons demandé des visas pour 12 personnes afin de les remplacer», a expliqué la responsable des urgences à MSF, Bérengère Guais, dans le communiqué.
«Il est urgent que ces médecins, infirmiers, et autres personnels nécessaires à la poursuite de nos activités, puissent être autorisés au plus vite à rentrer dans le pays, faute de quoi nos projets s’arrêteront», a-t-elle poursuivi.
Crise nutritionnelle et alimentaire dans le Sud