Guerre en Ukraine: Les menaces russes contre un reporter suisse jugées «inacceptables»

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Guerre en UkraineLes menaces russes contre un reporter suisse jugées «inacceptables»

L’ambassade de Russie a menacé un journaliste de la NZZ qui couvre le conflit en Ukraine et l’accuse de soutenir le terrorisme. Berne sort les griffes.

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L’ambassade de Russie à Berne est sous haute protection.
L’ambassade de Russie à Berne est sous haute protection.Raphael Moser

Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a qualifié de «proprement inacceptables» les propos de l’ambassade de Russie envers un journaliste de la NZZ chargé de couvrir la guerre en Ukraine. Le reporter a été menacé il y a quelques jours dans un communiqué sur le site internet de l’ambassade, d’une amende, de travaux forcés ou d’une peine de deux à cinq ans de prison s’il retourne en Russie.

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«Pour le DFAE, cette manière de faire est proprement inacceptable. Nous allons le faire savoir sans équivoque à l’ambassadeur russe, et lui rappellerons que la liberté d’information et la liberté des médias sont garanties par la Constitution fédérale», a réagi sur Twitter le chef de la communication du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) Nicolas Bideau.

Propagande terroriste

L’article qui a hérissé Moscou évoquait les conditions dans la ville ukrainienne de Melitopol occupée par la Russie et sur les actes de sabotage des partisans ukrainiens. Il y était notamment question de femmes de la ville qui «distribuaient aux soldats russes des pâtisseries coupées avec des laxatifs». L’ambassade a qualifié d’inventions et de rumeurs cet épisode et a estimé que l’article était de la «propagande terroriste via les médias».

Ce n’est pas la première fois que l’ambassade de Russie – qui fait l’objet d’une protection renforcée – accuse les journalistes suisses de reportage unilatéral en faveur de l’Ukraine, rappelle de son côté le Tages-Anzeiger jeudi. Ce qui est nouveau, c’est que la Russie évoque ouvertement cette fois des menaces à l’encontre d’un reporter.

L’ambassade russe répond

Dans un communiqué de presse paru ce jeudi, l’ambassade russe à Berne a annoncé «rejeter fermement les allégations de menaces à l’encontre des journalistes» et assure ne pas avoir voulu menacer personnellement le journaliste de la NZZ. Elle précise toutefois: «nous pensons que le principe de la liberté d’expression ne permet en aucun cas de justifier le terrorisme et le meurtre de civils innocents de toute nationalité et origine».
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Christine Talos (cht) est journaliste à 20 Minutes depuis 2011. Elle travaille pour la rubrique politique, au sein de la rédaction nationale.

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