Etats-Unis: Une disciple de Charles Manson proche d’une éventuelle libération

Publicité
Publié

États-UnisUne disciple de Charles Manson proche d’une éventuelle libération

Leslie Van Houten, 73 ans aujourd’hui, était présente au lendemain de l’assassinat de Sharon Tate, épouse de Roman Polanski, lorsque la sinistre bande s’en était de nouveau prise à un couple.

Source préférée
Leslie Van Houten en 2002.
Leslie Van Houten en 2002.AFP

Leslie Van Houten, disciple du sanguinaire «gourou» Charles Manson, condamnée à la perpétuité pour un double meurtre commis en 1969, a le droit à une libération conditionnelle, a estimé une cour d’appel de Californie, une décision qui augmente ses chances de sortir de prison.

Aujourd’hui âgée de 73 ans, elle n’en avait que 19 lorsqu’elle a intégré la «famille» de Charles Manson, groupe au fonctionnement sectaire que le psychopathe avait constitué et qui a commis une série d’assassinats dans le but de déclencher un conflit entre Américains blancs et noirs. Charles Manson, responsable notamment de la mort de Sharon Tate, l’épouse de Roman Polanski, tuée dans une villa de Los Angeles, alors qu’elle était enceinte de huit mois et demi, est mort en prison fin 2017.

Publicité

Mme Van Houten n’a quant à elle pas participé au meurtre de Sharon Tate et de ses amis, mais était présente lorsque la sinistre bande menée par Manson avait de nouveau frappé la nuit suivante, poignardant Leno et Rosemary LaBianca, à leur domicile, le 10 août 1969. Initialement condamnée à la peine de mort en 1971, puis finalement à la prison à vie en 1978 après plusieurs procès, elle a passé plus de 50 ans de sa vie derrière les barreaux.

Décennies de thérapie

La justice américaine s’est prononcé cinq fois depuis 2016 en faveur d’une libération de cette criminelle ultra-médiatique aux États-Unis, mais les gouverneurs de Californie Jerry Brown puis Gavin Newsom ont à chaque fois opposé leur veto. Dans son dernier refus en 2022, M. Newsom avait estimé que cette femme «représente actuellement un danger trop grand pour la société». Une argumentation réfutée mardi par les juges en appel, qui ont annulé son veto.

Dans leur décision, ils estiment qu’il n’y a «aucune preuve permettant d’étayer les conclusions du gouverneur» et statuent en faveur de sa libération. Ils soulignent également son comportement de détenue exemplaire et estiment que le refus du gouverneur de la libérer «ne tient pas compte des décennies de thérapie (…) et de la réflexion entreprise par Van Houten».

Selon les médias américains, Gavin Newsom n’a plus le pouvoir de refuser directement sa libération. Il peut en revanche demander à la justice de porter l’affaire devant la Cour suprême de Californie, un processus qui pourrait prendre des années. La justice devrait alors se prononcer sur l’opportunité d’accorder immédiatement sa libération conditionnelle à Mme Van Houten, ou bien de la laisser incarcérée jusqu’à la décision de la Haute Cour.

Publicité
(AFP)

Ton opinion

Section commentaires désactivée

Compte tenu du caractère sensible du sujet et pour éviter tout contenu blessant, nous avons décidé de désactiver la section commentaires. Merci de votre compréhension.Règles de la communauté

Publicité