États-UnisUne fausse alerte à la fusillade sème le chaos au lycée
Persuadés que leurs enfants étaient en danger de mort, plusieurs parents ont débarqué en catastrophe devant une école texane et s’en sont pris aux forces de l’ordre.
Des parents paniqués qui courent dans tous les sens et qui agressent des policiers, des officiers débordés, un père désespéré qui se blesse en brisant une vitre avec son poing, des élèves intenables… La confusion générale a gagné le lycée Thomas Jefferson à San Antonio (Texas), mardi après-midi. Vers 13 h, la police a reçu un appel alarmant concernant une éventuelle fusillade en cours dans l’établissement. Ni une ni deux, l’école a été bouclée et les autorités l’ont passée au peigne fin. Sans résultat. Il s’agissait donc d’une fausse alerte.
Certains élèves ont bien été surpris en pleine altercation, mais ils affirment n’avoir jamais dégainé la moindre arme, explique le Huffington Post. Le problème, c’est qu’en voyant débarquer la police, des lycéens terrifiés ont contacté leurs parents. Ceux-ci ont accouru en nombre devant l’école, où près de cent officiers étaient déjà en action. Persuadés que leurs enfants étaient en danger de mort, certains parents paniqués s’en sont pris aux forces de l’ordre. Quelques-uns ont dû être menottés puis placés en garde à vue.
Directeur des établissements scolaires du district, Jaime Aquino a reconnu que les écoles devaient trouver un moyen plus efficace de communiquer avec les parents d’élèves en temps réel. Il a évoqué le souvenir douloureux de la fusillade d’Uvalde, qui en mai dernier avait fait 21 morts, dont 19 enfants, à 150 kilomètres de San Antonio. «Je suppose que si nous n’avions pas eu Uvalde, nous n’aurions peut-être pas eu cette réaction des parents. Donc nous devons juste comprendre cela», estime Jaime Aquino.