Eric Zemmour«Avoir un 100 mètres carrés à Paris, ce n’est pas être riche»
Encore très discret sur sa vision de l’économie, le futur candidat à l’élection présidentielle française a donné sa définition de la richesse, lundi matin.
Considéré par ses opposants comme «le président des riches», Emmanuel Macron pourrait bien avoir de la concurrence pour conserver son «titre». Plutôt discret jusqu’à aujourd’hui sur sa vision de l’économie, Eric Zemmour a affiché un visage résolument libéral lors d’une interview accordée lundi matin à Franceinfo. Au moment d’ébaucher son programme fiscal, le polémiste a donné sa propre définition de la richesse: «1,3 million d'euros, c’est un 100 mètres carrés à Paris. Ce n’est pas ce qu’on appelle des riches», a-t-il estimé.
Eric Zemmour s’exprimait sur un éventuel retour de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), auquel il est opposé. L’éditorialiste milite même pour la suppression de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), qui doit être acquitté si la valeur de la résidence principale est d’au moins 1,9 million d'euros. «Je pense que cet impôt est devenu confiscatoire. D’abord parce que le prix des logements a considérablement augmenté (…). Les gens soumis à cet impôt ne sont pas spécialement riches. Souvent, ils ont simplement un bel appartement à Paris», a-t-il déclaré.
L’annonce de la candidature d’Eric Zemmour à l’élection présidentielle est imminente. Le polémiste a en effet réservé le Zénith de Paris le 5 décembre, pour un événement qui a tout d’un premier meeting de campagne. «La Croisée des chemins s’achève. Le 5 décembre, la suite de l’histoire commence au Zénith de Paris. Venez l’écrire avec moi», a-t-il annoncé vendredi sur Twitter. Dans une interview accordée au «Daily Telegraph» samedi, le polémiste a laissé peu de place au doute: «C’est mon tour», a-t-il annoncé.