FranceIl entre dans un commissariat et en ressort habillé en policier et armé
La police des polices a été saisie après l’intrusion d’un homme de 22 ans dans une caserne de Nice, d’où il est ressorti vêtu en policier, avec armes et munitions.
Dimanche soir, «à la nuit tombante», un homme de 22 ans est entré par le portail principal de la caserne de police nationale Auvare, dans le centre de Nice, a indiqué à l’AFP Frédéric Pizzini, directeur départemental de la sécurité publique des Alpes-Maritimes, confirmant une affaire révélée par le quotidien «Nice-Matin».
Après avoir arpenté une partie des locaux, l’intrus est ressorti sans être inquiété, avec un uniforme de policier, un gilet pare-balles ainsi qu’une arme – un revolver de collection – et deux chargeurs contenant des cartouches de calibre 9 mm, celui utilisé par les policiers. «Le revolver date du XIXe siècle», a précisé M. Pizzini. «Il était encore en état de marche mais n’avait pas de munitions. Il avait été rapporté dans le cadre d’une opération de remise d’armes par des particuliers.»
Le jeune homme, dépressif, venu se livrer à la police dès le lendemain, a été jugé en comparution immédiate mercredi et condamné à 1 an de prison dont 6 mois avec sursis, la partie ferme de la peine étant à effectuer sous bracelet électronique.
Aucun objet volé n’a été rapporté
«Le directeur général de la police nationale a saisi l’IGPN. Les personnes en fonction à l’accueil de la caserne vont être entendues par la police des polices qui décidera des suites à donner», a précisé M. Pizzini à l’AFP.
L’enquête administrative «devra révéler d’éventuelles fautes et proposer des sanctions», a-t-il ajouté, précisant que «depuis l’incident, des consignes écrites ont été passées pour rappeler les règles». Lors de sa comparution au tribunal, l’intrus a expliqué être entré dans la caserne en se glissant derrière un véhicule. Le bâtiment est pourtant équipé de caméras de surveillance.
Le jeune intrus qui, selon «Nice-Matin», habite le quartier sensible des Moulins, n’a rapporté ni l’uniforme ni le gilet pare-balles, pas plus que l’arme volée ou les munitions, assurant que son père les avait jetés dans une poubelle.