États-UnisUn livreur Uber Eats tué et démembré par un client «démoniaque»
Un quinquagénaire qui effectuait sa dernière livraison de la journée est tombé sur un membre de gang en liberté conditionnelle, qui ne lui a laissé aucune chance.
La vie de Randall Cooke a brutalement pris fin le 19 avril à Holiday (Floride). Ce jour-là, ce livreur Uber Eats de 59 ans a déposé sa femme à leur domicile et s’est ensuite mis au travail. Tout au long de sa journée de boulot, le quinquagénaire a échangé des messages avec son épouse, jusqu’à 18h43. L’homme a alors écrit qu’il s’apprêtait à effectuer sa dernière livraison et qu’il serait bientôt de retour à la maison. Mais Randall n’est jamais rentré chez lui, plongeant sa femme dans une insupportable angoisse.
Le lendemain, grâce aux renseignements fournis par l’employeur du disparu, les forces de l’ordre se sont rendues sur les lieux de sa dernière livraison. Personne ne répondant à la porte, la police est revenue le jour d’après. L’un des locataires des lieux a alors montré aux officiers la vidéo de surveillance de la maison. Sur ces images, les policiers ont pu voir Randall arriver devant la maison, puis plus rien. Plus tard, l’enregistrement montrait le colocataire de leur interlocuteur en train de sortir des sacs-poubelles. Les enquêteurs ont mis la main sur ces fameux sacs, dans lesquels ils ont découvert les restes du corps du livreur.
Le porte-monnaie et l’alliance de la victime ont été retrouvés au domicile du suspect. Sa voiture, elle, se trouvait un peu plus loin dans le quartier. Oscar Solis, 30 ans, a été arrêté et mis en examen pour meurtre. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cet individu était déjà connu des services de police. L’homme est membre d’un gang et traîne derrière lui une longue liste de crimes. Il était en liberté conditionnelle. «C’est une personne très violente», a confirmé mardi Chris Nocco, le shérif du comté de Pasco. «C’est une affaire sordide. C’est horrible. Cette personne l’a juste attiré chez elle et l’a tué», a-t-il déclaré en conférence de presse.
Selon les premiers éléments de l’enquête, il semble que Randall se soit simplement trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Rien n’indique en effet que la victime et son agresseur se connaissaient, rapporte le «Tampa Bay Times». «Je n’arrête pas de me demander quel est le lien. (…) C’est démoniaque», s’est indigné le shérif. La famille de la victime, elle, est effondrée. «Ma mère était son âme sœur. Je le considérais plus comme mon père que comme mon beau-père», a confié Brittany Dzoba, la belle-fille de Randall.