Sauvetages par -20 degrés en Turquie: Le froid, cet ennemi létal qui complique tout

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Sauvetages par -20 degrés en TurquieLe froid, cet ennemi létal qui complique tout

Des conditions météorologiques extrêmes compliquent fortement la tâche des secouristes, comme à Elbistan, épicentre du deuxième séisme, où la température n’a pas dépassé le 0 degré ces derniers jours.

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À Elbistan, les secouristes suisses ont dû adapter leur équipement pour le grand froid.
À Elbistan, les secouristes suisses ont dû adapter leur équipement pour le grand froid.20min/Gabriel Nista

La neige et le froid ne sont pas forcément les premiers mots qui nous viennent à l’esprit quand on pense à la Turquie. Et pourtant, nombreux sont les endroits montagneux où les températures négatives sont courantes.

À Elbistan, épicentre du deuxième séisme qui a frappé la Turquie et la Syrie lundi, le mercure a frôlé les -20 degrés cette semaine. Une difficulté majeure pour les équipes de secours qui travaillent jour et nuit pour retrouver d’éventuels survivants sous les décombres.

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Avec ces températures glaciales, l’eau gèle, des gelures peuvent apparaître sur les doigts et les risques d’hypothermie sont considérables. Malgré cela, il n’est pas rare de croiser des personnes qui dorment dehors. Délogés, les plus chanceux emménagent dans leur voiture, mais n’ont d’autre choix que de se couvrir de quelques couches d’habits et d’une couverture dans les ruines de leur ville.

D’autres se démènent pour abattre des arbres et ramener du bois, avant d’allumer de grands feux sauvages pour se réchauffer. C’est également à ces endroits que les ONG apportent des vivres aux habitants, transformant le feu de camp en moment de communion entre secouristes, journalistes et victimes du séisme, et ce, même si les jus de fruits gèlent peu de temps après avoir été distribués.

De nombreuses personnes allument des feux sauvages dans la rue pour se réchauffer.
De nombreuses personnes allument des feux sauvages dans la rue pour se réchauffer.20min/Gabriel Nista

Moins froid sous les décombres

«À l’intérieur, il fait presque 10 degrés, c’est d’ailleurs pour ça qu’on arrive encore à trouver des survivants plusieurs jours après le séisme», explique Philippe Zuberbuhler, team leader du Groupe d'Interventions et de Secours (GIS). Expérimenté, le secouriste avoue que c’est la première fois qu’il a dû faire face à des conditions pareilles.

Si Elbistan (1139m d’altitude) est une ville particulièrement froide en cette période de l’année, les autres cités turques touchées par la catastrophe ne sont pas épargnées par le froid non plus. Vendredi, il a fait entre -4 et 4 degrés à Gaziantep (832m), et entre -1 et 10 degrés dans la province de Hatay en bord de mer.

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Gabriel Nista (gni) est journaliste Régions à 20 Minutes, titre qu'il a rejoint en 2021.

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