Manifs en France: Darmanin a rebaptisé les black blocs

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Réforme des retraites en FranceGérald Darmanin a trouvé un nouveau nom aux black blocs

Le ministre de l’Intérieur a rebaptisé les casseurs «black bourges», estimant qu’il s’agissait parfois d’«enfants de bonne famille».

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joc/afp
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Selon le ministre français, environ 1500 casseurs ont participé au cortège de jeudi à Paris.
Selon le ministre français, environ 1500 casseurs ont participé au cortège de jeudi à Paris.AFP

Plusieurs incidents ont émaillé jeudi la 9e journée de manifestations contre la réforme des retraites ce qui a poussé la France et le Royaume-Uni à repousser la visite de Charles III. Au total, 441 policiers et gendarmes ont été blessés et 457 personnes interpellées, selon Gérald Darmanin. Vendredi matin sur CNews, le ministre français de l’Intérieur a affirmé en outre qu’il y avait eu «903 feux de mobiliers urbains ou de poubelles» à Paris.

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Le ministre a par ailleurs dénoncé la présence d’environ 1500 casseurs dans le cortège. «Des black blocs?», a demandé la journaliste Laurence Ferrari. «Oui, je dirais même parfois des black bourges, parce qu’on sait tous que ce sont parfois des enfants de bonne famille qui font ça. Ils se griment en noir et vont attaquer des McDonald’s, des Burger King, une bijouterie (…) Ces gens veulent non seulement casser du flic, et s’ils pouvaient en tuer un, ils s’en réjouiraient», a déclaré Darmanin.

Par ailleurs, le ministre a indiqué que onze enquêtes judiciaires sur des violences policières présumées avaient été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis une semaine. «Il se peut que, individuellement, les policiers et les gendarmes, souvent sous le coup de la fatigue, commettent des actes qui ne sont pas conformes à ce qu’on leur a appris à l’entraînement et à la déontologie», a-t-il concédé, appelant «dans ces cas-là» à les «sanctionner».

Au moins trois enquêtes pour violences par personne dépositaire de l’autorité publique ont été ouvertes par le Parquet de Paris depuis la semaine dernière, selon une source proche du dossier. L’une d’elles a été ouverte le 14 mars à la suite du dépôt de plainte de la mère de Fanny, une lycéenne de 15 ans. Lors d’une manifestation le 11 mars près de la place de la Bastille, l’adolescente a reçu sur le front ce qu’elle pense être un éclat de grenade de désencerclement.

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Une autre enquête a été ouverte après la plainte d’une femme qui a reçu un coup de matraque lors d’un rassemblement lundi dans le quartier de Châtelet. Selon la vidéo des faits réalisée par un reporter indépendant et mise en ligne sur les réseaux sociaux, la plaignante a reçu un coup de matraque de la part d’un policier casqué, alors qu’elle semblait immobile, coincée contre un mur avec d’autres personnes.

Une troisième enquête vise un coup de poing qu’a asséné un policier au visage d’un manifestant lundi soir à Paris, capté par une vidéo largement relayée sur internet.

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