La Suisse a gelé «un bon tiers» des avoirs russes sanctionnés en Europe

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Guerre en UkraineLa Suisse a gelé «un bon tiers» des avoirs russes sanctionnés en Europe

La directrice du Secrétariat à l’économie a répondu aux pressions du G7 qui estime que la Confédération n’en fait pas assez contre les oligarques russes sanctionnés.

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La directrice du Seco, Helene Bulliger Artieda, a défendu la position de la Suisse face au gel d’avoirs russes.
La directrice du Seco, Helene Bulliger Artieda, a défendu la position de la Suisse face au gel d’avoirs russes.20min/Stefan Lanz

La Suisse a défendu mardi sa politique de gel des avoirs d’oligarques russes face aux critiques du G7 qui accuse le pays ne pas en faire assez. La Suisse a gelé environ 7,5 milliards de francs d’actifs depuis le début des sanctions prises contre la Russie par l’Union européenne (UE). Cette somme correspond à «un bon tiers» des actifs gelés dans «l’ensemble» de l’UE, argumente Helene Budliger Artieda, la directrice du Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco) dans un entretien à la «NZZ».

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Elle cite à l’appui un chiffre de «21,5 milliards d’euros» gelés dans l’ensemble de l’UE et s’étonne en conséquence que l’on puisse soupçonner la Suisse de faire preuve de «négligence». La semaine passée, les pays membres du G7 ont demandé à la Suisse d’agir plus activement contre l’argent des oligarques russes, a révélé le journal alémanique «Handelszeitung».

Un «malentendu»

Un courrier confidentiel, signé par tous les ambassadeurs du G7 à Berne, a été adressé au gouvernement suisse pour lui demander d’en faire davantage, a dévoilé l’hebdomadaire. Mi-mars, l’ambassadeur des Etats-Unis en Suisse, Scott Miller, avait émis des critiques, notamment à l’égard de Mme Budliger Artieda. Il avait dit prendre note des montants gelés par la Suisse mais estimé que le pays pourrait bloquer entre 50 et 100 milliards de francs supplémentaires.

Dans les colonnes de la «NZZ», la responsable du Seco a répondu que ce chiffre résulte d’un «malentendu». «Le chiffre avancé de 50 à 100 milliards de francs est une estimation des possibles avoirs russes gérés qui a circulé au début», réplique-t-elle, insistant sur le fait que cette estimation ne provient pas de l’administration. «Mais tous les Russes ne sont pas soumis à des sanctions, seulement une minorité», ajoute-t-elle.

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(AFP)

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