République tchèqueQuatorze morts et 25 blessés dans une fusillade à l’Uni
Jeudi, une fusillade est survenue au centre de Prague, dans la capitale tchèque. Le périmètre a été bouclé.
Un homme armé a tué au moins 14 personnes jeudi dans une faculté de Prague et en a blessé 25 autres, avant que la police ne l’abatte, ont annoncé les services des urgences de Prague. Un précédent bilan avait fait état de 15 morts.
«À l’heure actuelle, je peux confirmer qu’il y a eu 14 victimes de ce crime horrible et 25 blessés, dont dix grièvement», a déclaré le chef de la police, Martin Vondrasek, à la presse.
Bâtiment évacué
Plus tôt, la police tchèque avait annoncé sur X que l’assaillant avait été «éliminé». «Le bâtiment est actuellement évacué et il y a plusieurs morts et des dizaines de blessés sur les lieux», a-t-elle ajouté.
Le service des urgences de Prague a indiqué sur X qu’un «grand nombre d’unités ambulancières» avaient été déployées à la faculté, ajoutant que parmi les blessés il y avait des cas très graves.
Un jeune homme discret
Selon des informations de divers médias locaux, l’assaillant serait un étudiant de l’Université Charles. Agé de 24 ans, il aurait tué son père à son domicile avant de s’attaquer à l’université, puis de se donner la mort.
Il aurait bénéficié de l’aide de sa petite amie, aurait indiqué la police tchèque à un journaliste néerlandais. La jeune femme serait toujours en fuite.
«C’était un garçon tranquille, un introverti», a révélé une étudiante qui avait obtenu son diplôme en même temps que lui, selon 7sur7.
Président «choqué»
Le président tchèque s’est déclaré «choqué» par cette fusillade meurtrière. «Je suis choqué par ces événements… Je voudrais exprimer mon profond regret et mes sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes de la fusillade», a déclaré M. Pavel, qui achève jeudi une visite de deux jours à Paris, sur X, ancien Twitter.
La fusillade ne serait pas liée à un acte terroriste, a précisé un ministre.

«Violence insensée»
La cheffe de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a aussitôt adressé à Prague un message de compassion.
«Je suis choquée par la violence insensée de la fusillade qui a coûté la vie à plusieurs personnes aujourd’hui à Prague. J’exprime mes plus sincères condoléances aux familles des victimes et au peuple tchèque dans son ensemble. Nous nous tenons à vos côtés et pleurons avec vous», a-t-elle écrit dans son message sur X.
La France, par la voix de sa Première ministre Élisabeth Borne, a exprimé son «émotion» et sa «solidarité».
Selon les médias tchèques, la fusillade s’est produite à la Faculté des arts de l’Université Charles, dont les enseignants et les étudiants ont reçu l’ordre de s’enfermer pendant l’intervention de la police.
Zone bouclée
La chaîne de télévision privée Nova TV a fait état d’une explosion et d’un tireur sur le toit du bâtiment situé dans le centre historique de Prague.
Le ministre de l’Intérieur, Vit Rakusan, a dit à la télévision publique que la présence d’«aucun autre tireur» n’avait été «confirmée» et a appelé la population à suivre les instructions de la police.
Les policiers ont fermé la zone et demandé aux personnes vivant à proximité de rester chez elles.