Affaire Delphine Jubillar - Ce que dit le principal suspect dans ses lettres

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Affaire Delphine Jubillar«Ils ne comprennent pas que je n’ai rien fait»

Depuis sa cellule, le mari de l’infirmière disparue en décembre 2020 continue de clamer son innocence dans des lettres adressées à ses proches.

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Qu’est-il arrivé à Delphine Jubillar? Plus de huit mois après la disparition de cette mère de famille de 33 ans dans le sud de la France, le mystère reste entier. Mercredi, les avocats du mari de l’infirmière ont déposé une nouvelle demande de remise en liberté de leur client, après une première requête rejetée en juillet dernier. Les représentants du principal suspect estiment que le dossier est «désespérément vide» et qu’il manque d’éléments nouveaux. Ils dénoncent par ailleurs le fait que l’homme de 34 ans n’ait toujours pas été réentendu par le juge d’instruction. La chambre de l’instruction de la Cour d'appel de Toulouse rendra sa décision dans environ dix jours.

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Mis en examen pour homicide volontaire et placé en détention provisoire le 18 juin, Cédric Jubillar continue d’affirmer qu’il n’a rien à voir dans la disparition de sa femme, avec qui il était en instance de divorce. Dans des lettres adressées à ses proches et que BFM TV a pu consulter, le plaquiste clame son innocence: «Je ne comprends pas qu’ils continuent à chercher sur moi, ils ne comprennent pas que je n’ai rien fait», écrit-il notamment. Placé à l’isolement, le trentenaire n’a droit à aucune visite et sa vie en milieu carcéral est «difficile» selon Me Alexandre Martin, son avocat.

«La vie est compliquée mais je m’accroche»

Dans ses missives, Cédric Jubillar se veut cependant rassurant: «Ici, la vie est compliquée mais je m’accroche. J’ai été placé à l’isolement pour ma protection et au final cette décision me convient», assure-t-il. Ses avocats, eux, concentrent leurs efforts sur un élément crucial de l’enquête: un duvet saisi dans la machine à laver du couple, présenté «comme l’un des éléments à charge et clé de voûte de l’accusation», selon Me Emmanuelle Franck, l’une des représentantes de Cédric Jubillar.

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Les défenseurs du principal suspect reprochent aux enquêteurs d’avoir trop attendu pour envoyer à l’analyse ce fameux duvet. «Nous venons d’apprendre que les expertises relatives à la couette avaient été ordonnées courant juillet, alors que c’est un élément saisi depuis le mois de décembre. Cette lenteur ne peut permettre de faire durer cette détention», s’insurge Me Franck.

Une temporalité peu claire

Au moment de la mise en examen du trentenaire, le procureur de la République de Toulouse, Dominique Alzeari, avait expliqué qu’une machine tournait lorsque les gendarmes sont arrivés chez les Jubillar, le 16 décembre à 4h50 du matin. À l’intérieur se trouvait le duvet sous lequel Delphine dormait habituellement. «À 4h50, ce n’est pas forcément la première chose à laquelle on pense quand votre femme disparaît», avait estimé le magistrat.

Or, la temporalité de cet étrange nettoyage est bien plus floue qu’il n’y paraît. En juillet dernier en effet, la Cour d’appel de Toulouse a établi qu’aucune lessive n’était en cours à l’arrivée des gendarmes. Le duvet n’a, en fait, été découvert dans le tambour que le 17 décembre, soit 34 heures plus tard, explique «Le Parisien».

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Sans s’attarder sur cette histoire de literie, l’avocat des frères et sœur de Delphine Jubillar s’est montré confiant quant à la décision de la chambre d’instruction: «On comprendrait mal comment la chambre d’instruction qui a considéré qu’il existait des indices graves et concordants à l’encontre de Cédric Jubillar pourrait se déjuger deux mois après sans aucun nouvel élément», a réagi Me Laurent Nakache-Haarfi.

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(joc)

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