Londres - Une sculpture anticolonialiste exposée à Trafalgar Square

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LondresUne sculpture anticolonialiste exposée à Trafalgar Square

Londres joue la carte de l’ouverture en matière d’art. Dès 2022, une sculpture anticolonialiste trônera à Trafalgar Square, suivie, en 2024, par une œuvre hommage aux transgenres.

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La sculpture «Antelope», de l’artiste Samson Kambalu, reproduit une photographie de 1914 représentant le pasteur baptiste John Chilembwe, à l’origine d’un soulèvement raté en 1915 contre le régime colonial britannique au Malawi, portant un chapeau, ce qui était interdit pour les Africains à l’époque face aux blancs, et dominant le missionnaire John Chorley, afin de mettre en exergue «les récits cachés des personnes sous-représentées dans l’histoire de l’Empire britannique, en Afrique et au-delà».
La sculpture «Antelope», de l’artiste Samson Kambalu, reproduit une photographie de 1914 représentant le pasteur baptiste John Chilembwe, à l’origine d’un soulèvement raté en 1915 contre le régime colonial britannique au Malawi, portant un chapeau, ce qui était interdit pour les Africains à l’époque face aux blancs, et dominant le missionnaire John Chorley, afin de mettre en exergue «les récits cachés des personnes sous-représentées dans l’histoire de l’Empire britannique, en Afrique et au-delà».AFP

Une sculpture anticolonialiste et des moulages de personnes transgenres dénonçant les meurtres transphobes trôneront, à partir de 2022, sur l’un des socles de la célèbre place londonienne de Trafalgar Square, où se succèdent les œuvres d’art, a annoncé, lundi, la mairie de la capitale britannique.

«Antelope», de l’artiste Samson Kambalu, originaire du Malawi et basé à Oxford, reproduit en sculpture une photographie de 1914 représentant le pasteur baptiste John Chilembwe, à l’origine d’un soulèvement raté en 1915 contre le régime colonial britannique au Malawi.

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Chapeau interdit aux Africains

Chilembwe porte un chapeau, ce qui était interdit pour les Africains à l’époque face aux blancs, et il est représenté plus grand que nature, dominant le missionnaire John Chorley, afin de mettre en exergue «les récits cachés des personnes sous-représentées dans l’histoire de l’Empire britannique, en Afrique et au-delà», explique le communiqué de la mairie.

La sculpture sera exposée à partir de 2022 sur le quatrième socle de la célèbre place londonienne de Trafalgar Square, connue pour accueillir temporairement des œuvres d’art contemporaines depuis 1998. Elle cédera la place, en 2024, à «850 Improntas (850 Imprits)» de l’artiste mexicaine Teresa Margolles, qui met en scène des moulages de 850 personnes transgenres de Londres et d’ailleurs, arrangés comme un Tzompantli, structure où étaient empilés les crânes humains en Mésoamérique.

Cette œuvre, qui met en lumière le meurtre de ces personnes, notamment en Amérique latine, insiste sur «la liberté et les droits de tous les êtres humains», a souligné l’artiste.

Cerise géante et crème fouettée

Le quatrième socle accueille, jusqu’en septembre 2022, la sculpture de l’artiste britannique Heather Phillipson, intitulée «The End», qui représente une cerise géante surplombant un monticule de crème fouettée, une mouche et un drone, évoquant «l’arrogance et l’effondrement imminent».

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