Fou de rage, Donald Trump a voulu claquer la porte du parti

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États-Unis«Vous perdrez pour toujours sans moi. Je m’en fous»

Lors du dernier jour de sa présidence, Donald Trump a annoncé à la présidente du Comité national républicain qu’il allait créer son propre parti. Les menaces reçues en retour l’ont rapidement refroidi.

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Donald Trump n’était pas à prendre avec des pincettes lors du dernier jour de sa présidence. Le 20 janvier, alors qu’il s’apprêtait à effectuer son dernier vol présidentiel à bord d’Air Force One, le milliardaire a eu une conversation téléphonique quelque peu tendue avec Ronna McDaniel, présidente du Comité national républicain. «Elle l’a appelé pour lui dire au revoir. C’était une conversation très désagréable. Donald Trump n’était pas d’humeur à papoter ou à se lancer dans des adieux nostalgiques», raconte le journaliste d’ABC News Jonathan Karl dans son livre «Trahison: le dernier acte du show Trump».

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D’après le correspondant à la Maison-Blanche, celui qui s’apprêtait à laisser le pouvoir à Joe Biden n’y est pas allé par quatre chemins avec son interlocutrice. «J’en ai ma claque. Je crée mon propre parti», a-t-il annoncé à Ronna McDaniel. «Vous ne pouvez pas faire ça. Si vous le faites, nous perdrons pour toujours», lui a répondu la Républicaine. «Exactement. Vous perdrez pour toujours sans moi. Je m’en fous», a rétorqué Donald Trump. Amer, le milliardaire n’avait alors qu’une idée en tête: se venger des Républicains qui, selon lui, l’avaient trahi en ne luttant pas assez pour faire annuler le résultat de l’élection présidentielle.

Réplique cinglante

«C’est ce que les Républicains méritent pour ne pas m’avoir défendu», aurait-il ajouté. Lors de cette conversation, Ronna McDaniel aurait tenté d’expliquer à son interlocuteur qu’il risquait non seulement de détruire le parti républicain, mais également lui-même. «Ce n’est pas ce que méritent les gens qui dépendaient de vous, les gens qui ont cru en vous. Vous allez détruire votre héritage. Vous serez fini», a-t-elle fait valoir, se heurtant alors à un mur. Informés de cette conversation, les ténors du parti républicain ont sorti l’artillerie lourde pour calmer les ardeurs du président sortant.

«McDaniel et son équipe dirigeante ont clairement fait savoir que si Trump partait, le parti cesserait immédiatement de payer les factures juridiques engagées lors des contestations post-électorales», écrit Jonathan Karl. Mais ce n’est pas tout: le parti a menacé de détruire l’atout politique le plus précieux de Trump: un répertoire renfermant les e-mails et numéros de téléphone de 40 millions de partisans de Trump. Il s’agit d’une liste que le président avait utilisée pour générer de l’argent en la louant à des candidats républicains ou à des groupes conservateurs au prix fort. Sa valeur est estimée à 100 millions de dollars. Cinq jours après avoir révélé son plan, Trump a fait marche arrière et annoncé qu’il resterait républicain malgré tout.

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(joc)

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