FéminicideUne jeune mère de famille tuée à l’arme blanche à Bordeaux
Une Française de 30 ans a été tuée vendredi matin à son domicile. Principal suspect, son ex-conjoint a été arrêté.

Une femme de 30 ans a été tuée vendredi matin à Bordeaux à l’arme blanche et son ex-conjoint, déjà poursuivi pour harcèlement téléphonique à son encontre, interpellé peu après et placé en garde à vue, a-t-on appris par le parquet.
Alertée vers 9 h 40 par un témoin qui avait entendu des cris de femme, la police a découvert le corps de la victime, Sandra P., dans le salon de sa maison, touchée notamment au cou.
Malgré l’intervention des secours pour la réanimer, la jeune femme, mère de leur fillette de 4 ans dont elle avait la garde exclusive et qui n’était pas présente au moment du drame, est décédée à son domicile, situé dans un quartier calme de petites maisons.
Plainte pour harcèlement téléphonique
Les soupçons se sont rapidement portés sur l’ex-compagnon de la victime «dont elle était en cours de séparation depuis le mois de janvier 2021», a précisé le parquet.
L’homme était depuis le 29 juin soumis à un contrôle judiciaire lui interdisant d’entrer en contact avec la victime après une plainte pour harcèlement téléphonique. Son procès devant le Tribunal correctionnel de Bordeaux devait se tenir le 16 novembre prochain.
Un important dispositif de police a été mis en place pour retrouver l’agresseur présumé, Mickaël F., né en 1984, en fuite. Il a été interpellé par les policiers d’élite du Raid vers 12 h dans son appartement de Mérignac, à quelques centaines de mètres du domicile de son ex-conjointe, où il s’était retranché, menaçant de se suicider.
Connu pour des faits de violences conjugales
Le suspect se trouvait toujours vendredi soir en garde à vue dans les locaux de la direction zonale de la police judiciaire de Bordeaux, saisie de l’enquête ouverte pour «homicide par conjoint».
Son casier judiciaire mentionne six condamnations prononcées entre 2004 et 2009 pour des infractions à la législation sur les stupéfiants et des infractions routières, mais «il n’a jamais été condamné pour des faits de violences», a indiqué le parquet. Une source policière avait auparavant indiqué que le trentenaire était «connu pour des faits de violences conjugales».