Vaud/FranceBraquage à 40 millions: lourdes peines pour les malfrats
Les principaux auteurs de l'attaque contre un fourgon en 2017, ont écopé de 20 ans de prison. Leurs trois complices ont également été sanctionnés d'une peine ferme.

À l’heure des procès criminels, les absents ont souvent tort. En cavale, trois auteurs du brigandage perpétré en mai 2017 à Eysins (VD), pour un butin éphémère de 40 millions de francs, ont été condamnés vendredi soir par la cour d’assises de Lyon (F) à 20 ans de prison ferme.
Les cerveaux du braquage
Introuvables depuis leur remise en liberté au cours de la procédure, et en récidive légale, les trois hommes originaires de la région lyonnaise ont été décrits tout au long de la semaine comme les meneurs de l’attaque du fourgon de transports de fonds. Ce sont eux qui ont tenu les fusils d’assaut, ligotés les deux convoyeurs, et pour tout dire, joué les rôles les plus actifs dans cet épisode spectaculaire du banditisme lyonnais. Ils n’étaient pas là pour démentir.
Comme souvent, les peines ont aussi sanctionné leur fuite. «Ils avaient de la Suisse dans les idées», a ironisé l’avocat général, faisant référence au passé judiciaire de deux fugitifs, condamnés à Genève pour un précédent brigandage.
Très vite interpellés
Les trois autres participants, présents aux audiences, ont été condamnés à des peines allant de 7 à 16 ans d’emprisonnement. L’un a raconté qu’il avait été recruté presque par hasard par des inconnus, simplement pour «impressionner» les convoyeurs. Un autre a affirmé avoir été embrigadé au dernier moment à cause d’un désistement. Alors que le troisième a juré qu’il n’était pas présent la nuit de l’attaque. «Il a assuré la base logistique», a corrigé l’avocat général, en rappelant son état de récidive. Après l’attaque, les malfaiteurs se sont repliés dans une villa située à Chavanod, en Haute-Savoie voisine. Ils ont eu à peine le temps de compter les 40 millions en devises, lingots et pierres précieuses étalés sur la table, avant que la brigade antigang de Lyon ne les interpelle.
Une affaire encore à suivre?