Assaut du CapitoleLe FBI a enfin mis la main sur «l’écharpe suédoise»
L’un des émeutiers les plus recherchés après l’attaque du Congrès a été mis en examen. Une horde d’enquêteurs en ligne était à ses trousses depuis le 6 janvier.
Redoutables détectives en ligne, les «Sedition Hunters» ont rendu un fier service au FBI en identifiant plusieurs dizaines de participants aux émeutes du Capitole. Ces as de l’enquête en ligne ont beau être diablement efficaces, ils se sont cassé les dents sur un cas bien particulier: celui de «l’écharpe suédoise». Impossible de mettre la main sur cet homme barbu qui portait, le 6 janvier, une des 1000 pièces de tissu distribuées en 2017 aux anciens habitants de la petite ville de Skelleftea. Le mystère entourant l’identité de cet homme, qui a joué un rôle de premier plan lors des émeutes, a intrigué l’Amérique tout entière.
Selon le Huffington Post, le FBI a enfin mis la main sur cet individu, dont le nom n’a pas encore été communiqué. L’acte d’accusation retrace plusieurs des actions que les enquêteurs en ligne ont pu attribuer à «l’écharpe suédoise». L’homme aurait notamment participé à l’assaut contre les forces de l’ordre perpétré dans un tunnel menant au Capitole. «La liberté ou la mort, messieurs!» aurait-il lancé aux policiers qui essayaient de repousser les émeutiers hors du tunnel. «Tenez bon! N’abandonnez pas! Battez-vous pour Trump! Poussez, patriotes! Si vous devez mourir, autant que ce soit sur Capitol Hill», aurait hurlé le barbu.
Plus tard, «l’écharpe suédoise» aurait aidé les manifestants à passer de bureau en bureau, donnant des coups de pied dans les portes et tentant de forcer l’entrée. Avant de prendre part à l’émeute, l’homme aurait envoyé un texto à un associé pour lui dire qu’il était «sur les marches du Capitole, c’est parti, les gens font tomber les barrières, la bataille a commencé». Arrêté en mars, son acolyte Danny Rodriguez avait refusé de donner au FBI l’identité de «l’écharpe suédoise». Il s’était contenté d’indiquer que l’homme venait de la région de Los Angeles et qu’il n’avait «pas d’accent suédois».
Le FBI a procédé à plus de 650 arrestations en lien avec l’émeute du 6 janvier, soit un peu plus d’un quart du nombre total de personnes ayant eu un comportement punissable ce jour-là.