Quadruple meurtre dans l’IdahoBryan Kohberger pourrait faire face à un peloton d’exécution
L’Idaho, qui peine à obtenir les produits nécessaires aux injections létales, pourrait rétablir une méthode de mise à mort controversée.
Depuis son arrestation fin décembre 2022, Bryan Kohberger attend son procès dans la prison du comté de Latah, à Moscow (Idaho). L’ancien étudiant de 28 ans a été placé à l’isolement, pour éviter que d’autres détenus ne cherchent à lui faire payer les crimes sordides dont il est accusé. Une audience préliminaire doit se tenir en juin et le suspect n’a pas encore indiqué s’il plaidait coupable ou non coupable des quatre chefs d’accusation de meurtre au premier degré et du chef d’accusation de cambriolage.
L’avocat qui a représenté Kohberger durant la procédure d’extradition vers l’Idaho avait toutefois déclaré en janvier que son client était «impatient d’être disculpé». S’il est reconnu coupable du quadruple meurtre de Kaylee Gonçalves, Madison Mogen, Ethan Chapin et Xana Kernodle, l’ex-étudiant risque la peine capitale. Et selon «Newsweek», Kohberger pourrait être envoyé devant un peloton d’exécution dans le cas où une injection létale n’était pas réalisable dans les délais.
Exécution sans cesse repoussée
Le gouverneur de l’Idaho, Brad Little, est en effet sur le point de signer un projet de loi controversé. Il autoriserait le recours à un peloton d’exécution si l’État n’est pas en mesure d’obtenir les produits nécessaires à une injection létale dans les cinq jours suivant l’émission de l’arrêt de mort. Ce texte, initié par le député républicain Bruce Skaug, a été adopté lundi par l’assemblée législative. Il répond au fiasco entourant la condamnation à mort de Gerald Pizzuto, un détenu en phase terminale d’un cancer. Son exécution par injection ne cesse d’être repoussée, l’Idaho ne parvenant pas à se procurer les produits.
Bruce Skaug espère que le gouverneur signera ce projet de loi dans les jours à venir, et que le texte entrera en vigueur le 1er juillet. Il précise que la nouvelle loi concernerait les détenus se trouvant déjà dans le couloir de la mort mais également ceux qui seront condamnés à mort à l’avenir, quel que soit le crime commis. Le républicain assure que le cas Kohberger n’est pas la raison pour laquelle le projet de loi a été adopté. Toutefois, «son nom a certainement été évoqué comme une possibilité», ajoute-t-il.
L’Idaho n’a pas procédé à une exécution depuis plus de dix ans.