MigrationIls affirment que la Suisse leur a payé le billet vers la France
Un groupe de 41 réfugiés afghans arrivés par TGV à Paris depuis Zurich ont indiqué que c’était la Suisse qui avait financé leur trajet. Démenti à Berne. Mais des mesures sont prises en France.
Mercredi dernier, 21 h 41, arrivée en gare de Lyon à Paris du TGV en provenance de Zurich. Parmi les voyageurs: 41 migrants en situation irrégulière provenaient d’Autriche, via la Suisse, rapporte «Le Parisien». Priés de se mettre en rang par deux, ils ont été contrôlés. Ils ont affirmé avoir voyagé avec l’aval des autorités suisses, qui leur auraient même payé des billets de train en bonne et due forme, ont-ils déclaré.
Contacté par le média français, le Secrétariat d’État aux migrations a déclaré: «Nous n’avons pas connaissance d’un tel cas, mais sachez que les autorités suisses combattent résolument le phénomène de migration secondaire.» Les douanes suisses ont rappelé la situation et les procédures. Les personnes entrées illégalement en Suisse depuis l’Autriche et appréhendées sont transférées «à la police du canton de Saint-Gall pour que la procédure de réadmission (vers l’Autriche) soit effectuée». L’Administration fédérale des douanes précise que «les personnes majeures qui ne demandent pas l’asile seront expulsées de Suisse. Elles disposent alors de sept jours pour quitter le pays de manière autonome. Les frais de billets de train ne sont pas couverts.»
Renforts des contrôles policiers
De leur côté, les autorités françaises ont indiqué avoir placé des renforts policiers dans les gares pour accentuer les contrôles. Selon le journal, certains migrants ont d’ailleurs été interpellés et ont fait l’objet d’une décision de non-admission et renvoyés en Suisse. Des négociations seraient même en cours entre le Ministère de l’intérieur et la SNCF pour que celle-ci mette en place une escale technique juste après la frontière franco-suisse pour faciliter les contrôles, comme c’est le cas déjà à la frontière franco-italienne.
Procédures de demande d’asile lancées en France
Le parcours de ces 41 migrants afghans reste un mystère. Parmi eux se trouvaient 18 mineurs, qui ont été conduits en centre d’hébergement. Les 23 autres ont été placés en retenue administrative et 16 d’entre eux ont reçu une convocation pour engager une procédure de demande d’asile. Cinq de ces migrants sont des «cas Dublin» et seront renvoyés en Autriche, où ils ont déjà déposé une demande d’asile.
Jean-Bernard Mani a travaillé à la rubrique nationale de 20 minutes de 2012 à 2024.
