Crash au Népal: Elle était devenue pilote pour honorer son mari, mort dans un accident d’avion

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Crash au NépalElle était devenue pilote pour honorer son mari, mort dans un accident d’avion

Infirmière de métier, la copilote du bimoteur qui s’est écrasé dimanche avait embrassé une carrière dans l’aviation pour rendre hommage à son époux, lui aussi pilote, tué dans un crash en 2006.

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joc/afp
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Anju Khatiwada avait abandonné son métier d’infirmière pour suivre les traces de son bien-aimé.
Anju Khatiwada avait abandonné son métier d’infirmière pour suivre les traces de son bien-aimé.DR

Les corps des victimes du crash survenu dimanche au Népal commencent à être rendus à leurs familles et leurs noms, leurs visages et leurs histoires se dessinent peu à peu. La BBC raconte par exemple le destin terriblement ironique d’Anju Khatiwada, qui était copilote sur ce vol. Cette femme de 44 ans n’était à l’origine pas vouée à finir sa vie dans le cockpit d’un avion. Infirmière de métier, Anju avait en effet abandonné sa carrière pour se lancer dans une formation de pilote de ligne.

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La Népalaise était déterminée à atteindre son objectif, qui lui tenait particulièrement à cœur: son époux, lui aussi copilote, était décédé dans un crash aérien en 2006. Embrasser la même carrière que son bien-aimé était, à ses yeux, une manière de lui rendre hommage. «Elle a pu se payer une formation de pilote avec l’assurance vie de son mari», explique à CNN Sudarshan Bartaula, porte-parole de Yeti Airlines. Mère d’un enfant, Anju a rejoint la compagnie aérienne en 2010, et a pu suivre une formation aux États-Unis.

La Népalaise avait plus de 6300 heures de vol à son actif quand l’accident de dimanche est survenu. «C’était une femme déterminée qui a défendu ses rêves et réalisé ceux de son mari» confie Santosh Sharma, un membre de la famille. Le porte-parole de Yeti Airlines évoque pour sa part une «femme valeureuse, pleine de courage et de détermination». Anju s’était remariée et avait donné naissance à un deuxième enfant tout en construisant sa carrière de pilote.

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Boîtes noires manquantes

Sur les lieux du drame, les secours ont travaillé pratiquement sans relâche pour récupérer les restes humains parmi l’amas de morceaux d’ailes, de fuselage et de sièges calcinés au fond du ravin, profond de 300 mètres. Mardi matin, 70 corps sur 72 avaient été retrouvés. «Nous avons récupéré un corps la nuit dernière. Mais il s’agit de trois morceaux. Nous ne sommes pas sûrs s’il s’agit de trois corps ou d’un seul. Cela ne sera confirmé qu’après un test d’ADN», a expliqué l’officier de police AK Chhetri.

«Dieu nous a repris une si agréable personne», se lamentait devant l’hôpital de Pokhara Raj Dhungana, l’oncle de Sangita Shahi, une passagère de 23 ans. Toute la famille «est en deuil» après la disparition de cette jeune femme «très talentueuse», qui faisait ses études à Katmandou, tout en tenant un studio de maquillage et une boutique en ligne.

La cause de l’accident n’est pas encore connue mais une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre le bimoteur virant brusquement sur la gauche à l’approche de l’aéroport, et laissant entendre une forte explosion. Des experts consultés par l’AFP n’ont pas été à même de juger, à partir de cette vidéo, si l’accident semblait plutôt dû à un problème mécanique ou à une erreur de pilotage. Les boîtes noires de l’appareil n’ont pas encore été retrouvées.

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