France voisineScènes d’émeutes près de la frontière, mais pas à Genève
Les incidents se sont poursuivis dans la nuit de samedi à dimanche en Haute-Savoie (F), après la mort du jeune Nahel mardi passé. Dans le canton, pas de troubles à signaler.
Les affrontements avec les forces de l’ordre et les incendies se sont poursuivis la nuit dernière en Haute-Savoie (F), à quelques encablures de Genève. Notamment à Annemasse, alors que des émeutes enflamment l’Hexagone depuis le décès du jeune Nahel, tué par un policier le 27 juin dernier à Nanterre. Dans la ville située à la frontière franco-genevoise, des tirs de mortier ont ainsi été déclenchés dans le quartier du Perrier et plus d’une centaine de jeunes se sont opposés à la police, décrit le «Dauphiné Libéré». Annemasse enregistre des violences depuis quatre jours. Dans la nuit de vendredi à samedi, notamment, les flammes ont détruit la maison de quartier Nelson Mandela, plusieurs voitures ont été incendiées et des individus ont pillé un commerce. D’autres villes haut-savoyardes, comme Thonon-les-Bains et Annecy, ont été en proie à la violence.
Par ailleurs, Saint-Genis-Pouilly (Ain) a aussi été touchée par les violences: selon un lecteur reporter, cinq véhicules et des containers ont finis carbonisés, dans la commune frontalière (photos ci-dessous).
Pas comme à Lausanne
Genève a pour l’heure été épargnée, au contraire de Lausanne où des casseurs inspirés par les émeutiers français s’en sont pris à des commerces du Flon, la nuit passée. Dimanche matin, la police cantonale évoquait une nuit calme, au bout du lac. Elle ne signalait ainsi rien de spécial «qui ressemble à la situation lausannoise». Jeudi soir, des voitures des forces de l’ordre genevoises et un poste de quartier avaient été visés par des feux d’artifice, sans faire de dégâts, selon la «Tribune de Genève».
Par ailleurs, à la demande des autorités françaises, les Transports publics genevois (TPG) ont interrompu leurs liaisons transfrontalières au-delà de 21h; et ce, «jusqu'à nouvel avis».