Élections fédéralesPrès de 2500 fr. par mois pour les conseillers nationaux non réélus
Tous les conseillers nationaux ne sont pas réélus lors des élections fédérales. En cas d’urgence, ils peuvent recevoir l’aide de la Confédération.

Il y a quatre ans, lors des précédentes élections fédérales, la sanction des urnes a été particulièrement brutale: plus de 30 conseillers nationaux n’ont pas été réélus. C’est plus que jamais auparavant. Parmi eux, le socialiste zurichois Martin Naef témoigne dans les colonnes de la «SonntagsZeitung» du «choc» qu’il a vécu: «J’ai dû me réorienter professionnellement. Trouver un emploi à plein temps à 48 ans n’est pas si simple.» Dans son malheur, Martin Naef a toutefois pu bénéficier dans un premier temps d’une aide transitoire que les parlementaires peuvent solliciter en cas de non-réélection. Les anciens membres du Parlement ont droit pendant deux ans au maximum à un soutien financier équivalant à une rente AVS maximale. Cela représente actuellement 2450 francs par mois. Après les dernières élections, six personnes ont bénéficié de cette indemnité de transition. En 2020, cela a coûté près de 130’000 francs à la Confédération.
L’aide transitoire a été introduite en 2003. Les conseillers nationaux et aux Etats prennent souvent du retard dans leur carrière et sont donc «exposés au risque de rencontrer des difficultés lors de leur retour à leur profession», selon un rapport parlementaire. Au cours des 20 dernières années, 28 politiciens non réélus en tout ont reçu cette indemnité de transition. Au total, les coûts se sont élevés à 1,1 million de francs, ont indiqué les services parlementaires au journal dominical alémanique. En 2016, Natalie Rickli, alors conseillère nationale (UDC/ZH), a déposé une initiative parlementaire pour supprimer l’aide transitoire. Le Parlement s’est toutefois abstenu de la suivre.