Transports publicsAutomates à billets sans cash: le MOB dit oui, les CFF disent non
Certains pendulaires déplorent le choix de la compagnie Montreux Oberland bernois qui a opté pour des machines à billets cashless. Du côté des CFF, ce n’est pas prévu.

Il vous reste 20 francs dans votre porte-monnaie, et bien, si vous êtes sur la Riviera vaudoise, ils ne vous paieront plus la course en train. Cet été, la compagnie ferroviaire Montreux Oberland bernois (MOB) a remplacé ses automates à tickets. La pilule passe mal pour certains usagers, car les nouvelles machines installées le long de la ligne Vevey – Les Pléiades n’acceptent pas le cash. Pareil pour le funiculaire Vevey – Mont-Pélerin, rapporte «24heures». Il faut donc impérativement un smartphone ou une carte de crédit/débit pour emprunter les transports concernés.
Interrogée par le quotidien vaudois, l’entreprise qui exploite ces lignes défend un modèle «moins onéreux et plus adaptable en termes de technologie». La société MOB/MVR, qui estime que les tickets physiques n’existeront plus dans une dizaine d’années, ajoute que la carte prépayée MOB Pay demeure une solution. En revanche, le Swisspass ne semble pas encore accepté comme moyen de paiement. Quant à l’appauvrissement du service à la clientèle déploré par certains, la société de transports publics évoque une «grosse pression au niveau des charges».
Ils ne prennent pas cette voie
De leur côté, les CFF indiquent que de tels automates à billets ne sont pas à l’ordre du jour. «Nous souhaitons également conserver les guichets qui permettent un bon service après-vente et où la clientèle peut être renseignée», complète un de leur porte-parole, Frédéric Revaz.
Même son de cloche chez les Transports publics lausannois (TL), qui précisent que les automates à billets présents sur le réseau du LEB acceptent, eux aussi, l’argent liquide. Et le contraire n’est pas prévu. Quant à la fin des tickets papier, les TL sont moins catégoriques que la société MOB. «La part des titres de transport vendus via des canaux digitaux atteint aujourd'hui plus de 50%. On prévoyait la fin du papier avec l’avènement du web et des smartphones, mais on constate que les supports papier et digitaux cohabitent et sont complémentaires dans certains cas», déclare Alexandra Gindroz, communicante pour les TL.