LausanneUne élue veut «une personne de référence LGBTIQ+ à la police»
Un postulat du PS souhaite une prise en charge respectueuse et efficace des personnes transgenres et non binaires par la police municipale. La Ville est notamment invitée à nommer un agent de liaison LGBTIQ+.

«J’ai eu récemment un échange avec un policier qui m’a fait part de son malaise lors d’un contrôle routier. L’automobiliste avait une apparence physique qui ne correspondait pas à celle figurant sur sa pièce d’identité. L’agent ignorait la bonne attitude à avoir.» Conseillère communale socialiste à Lausanne, Carolina Carvalho demande une meilleure prise en charge des personnes transgenres et non binaires par la police municipale.
Dans un postulat, elle soutient que la capitale vaudoise, qui se profile comme une ville inclusive et non discriminante, doit avoir «les bons outils pour garantir une prise en charge respectueuse et efficace». Après avoir consulté diverses associations et des partenaires privés, parapublics et publics, Lausanne a mis en place en 2021 un plan stratégique. Carolina Carvalho préconise la mise en place d’un protocole de prise en charge et la nomination d’une personne de référence ou d’un agent de liaison LGBTIQ+.
Sensibilisation lors de la formation
Responsable de Pink Cross pour la Suisse romande, Gaé Colussi salue la démarche. «C’est une réalité qu’il y a des victimes qui redoutent d’aller à la police par peur d’être mal reçues. Tout ce qui concourt à un meilleur accueil des personnes LGBTIQ+ est à encourager.»
Pour rappel, dans le cadre de leur formation, les aspirants policiers romands sont sensibilisés notamment sur les questions LGBTIQ+. En France, le Ministère de l’intérieur a édité une directive à l’intention de la police. Les agents doivent notamment prendre en compte le genre dans lequel la personne se définit, dès lors que la personne transgenre le déclare.