Berne: Policiers gardiens du Palais obligés de rester debout

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Palais fédéralPunis collectivement, les policiers ont été privés de chaise

Depuis peu, les policiers fédéraux qui surveillent les entrées du Conseil national et du Conseil des États n’ont plus le droit de s’asseoir. Une «punition» car l’un d’eux a été surpris lisant le journal. Mercredi, ils peuvent à nouveau s’asseoir.

Les agents doivent rester debout durant les 8 heures de leur service.
Les agents doivent rester debout durant les 8 heures de leur service.DR

Plusieurs policiers de l'Office fédéral de la police (FedPol) assurent la sécurité au Palais fédéral, à Berne. Quatre personnes sont dévolues chaque jour à cette tâche. Jusqu’à présent, elles avaient un travail plutôt tranquille. Assises à un pupitre, elles veillaient à ce que seules les personnes autorisées pénètrent dans les locaux de la Confédération. Il s’agit de politiciens, de journalistes et de lobbyistes. Et les incidents sont rares.

Depuis une semaine, tout a changé. Le secrétaire général des services du Parlement, Philippe Schwab, a personnellement surpris un agent en train de lire un journal. Il a dès lors émis un «ordre de se tenir debout» pour la session d’automne. Pour faire respecter cet oukase, il a même fait enlever les chaises de bureau que les policiers pouvaient utiliser.

Policiers à bout

La mesure passe très mal auprès des personnes concernées. Ils la ressentent comme du harcèlement et un mépris de leur travail et de leur personne. Comme le service dure trois semaines d’affilée, «on ne peut même pas se reposer d’un jour à l’autre», disent les personnes concernées. «J’ai mal tous les jours», explique un agent. Deux d’entre eux se sont apparemment mis en congé de maladie en raison de la pénibilité du travail. D’autres envisagent de refuser ce poste à l’avenir ou de refuser de servir. Karin Burkhalter, porte-parole des services du Parlement, confirme: «Cela fait partie des tâches des autorités de sécurité de vérifier en permanence l’efficacité des mesures existantes».

Réactions indignées

La conseillère nationale Jacqueline Badran (PS/ZH) s’indigne. «Nous ne sommes tout de même pas au Moyen Âge. Les punitions collectives sont complètement à côté de la plaque. Ça ne va pas». Son homologue Martina Bircher (UDC/AG) est elle aussi irritée. «Je trouve cela chicanier. J’attends que l’ordre de se tenir debout soit annulé».

Le conseiller national Eric Nussbaumer (PS/BL), vice-président du Conseil national et délégué aux contacts avec les services du Parlement a indiqué mercredi que dorénavant, les agents peuvent à nouveau s’asseoir et comme par miracle, des chaises ont refait leur apparition. Tout est bien qui finit bien

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(sla/jbm)

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