GenèveLes passagers se cotisent pour que leur car reparte
À la douane, des voyageurs ont réglé de leur poche la somme réclamée à leur chauffeur.

Trajet jusqu’au bout des nerfs pour une trentaine de passagers d’un bus, lundi. Parti à 14 h 25 de Genève, le véhicule devait arriver à Grenoble à 17 h. Mais il n’en a rien été, comme en témoigne, dépité, un professeur d’architecture qui devait rallier la ville française pour son travail. «Nous avons été bloqués à la frontière de Thônex-Vallard, dit-il. La taxe poids lourd n’avait pas été payée préalablement.»
Montant exigé par la douane suisse: 25 francs pour la redevance et 100 fr. d’amende. Des sommes qui devaient être réglées pour laisser repartir le car affrété par les compagnies Dibiasi et BlaBlaCar. «Ni l’une ni l’autre ne voulait payer, pas plus que le chauffeur», poursuit le voyageur. Selon lui, le conducteur se serait même fortement disputé en italien avec ses employeurs au téléphone.
«Le chauffeur était désolé»
Finalement, ce sont les passagers qui, mis au courant de la situation et las d’attendre, se sont cotisés pour payer les frais. «On était entre 25 et 30, certains n’avaient pas du tout d’argent, relate le professeur. On est partis sur 5 euros chacun, mais ça ne suffisait pas. Un voyageur a mis 25 euros dans l’enveloppe. Le chauffeur était désolé.» Le bus a pu reprendre la route à 16 h et arriver vers 19 h à Grenoble. «Je devais y être à 17 h 30 pour une tâche urgente, je suis arrivé à 19 h 20», déplore le professeur.
Une «erreur»
BlablaCar explique que la situation «résulte d’une erreur»: la taxe aurait dû être payée par son partenaire transalpin, ensuite remboursée par la compagnie française. «Nous sommes en contact avec lui pour comprendre ce qui s’est passé et nous assurer que cela ne se reproduise plus, déclare Adeline Prévost, porte-parole de BlaBlaCar. Nous présentons nos excuses aux passagers affectés par cette situation exceptionnelle et nous rembourserons le trajet, ainsi que les frais éventuellement occasionnés, aux voyageurs qui en feront la demande.»
À payer sur place
Léonard Boissonnas travaille à la rédaction de 20 minutes depuis 2012. Il est notamment passé par la rubrique web, avant de rejoindre la rubrique genevoise en 2018.
