SingapourLe resto lui facture 900 dollars pour du crabe, elle appelle la police
Après un malentendu sur la carte d’un restaurant de fruits de mer, une touriste japonaise a ameuté les forces de l’ordre pour régler le problème. Outré, l’établissement crie sa bonne foi.

La police de Singapour a eu affaire à une bisbille quelque peu inhabituelle, le mois dernier. Junko Shinba, une Japonaise en visite avec un groupe de touristes, s’est attablée au Seafood Paradise, un restaurant de fruits de mer. La cliente a alors écouté le conseil d’un serveur, qui l’encourageait à goûter le plat signature de l’établissement: un mets à base de crabe royal du Kamtchatka. L’employé lui a indiqué que le prix était de 26.80 dollars de Singapour (17.60 francs) sans préciser qu’il s’agissait de la somme «pour 100 grammes», assure la touriste.

Le groupe de quatre personnes a reçu un énorme crabe de 3,5 kilos, bien plus que ce à quoi il s’attendait. Au moment de recevoir l’addition, le sang de Junko Shinba n’a fait qu’un tour: le restaurant avait facturé 938 dollars de Singapour au groupe, soit 617 francs. «Nous étions sans voix devant le coût d’un seul repas pour quatre personnes», raconte la Japonaise de 50 ans à Asia One. «Aucun d’entre nous n’a été informé que le crabe entier serait cuisiné uniquement pour nous, alors que d’autres restaurants servent des crabes en partie», affirme-t-elle.
Une petite réduction
Un porte-parole du restaurant assure pour sa part que le prix aux 100 grammes était clairement indiqué et que pour dissiper tout malentendu, un serveur avait présenté l’animal aux clients avant de l’envoyer en cuisine. La Japonaise a refusé de payer l’addition et a fait intervenir la police, qui a joué le rôle de médiatrice. Par gain de paix, le restaurant a proposé à la cliente une réduction de 107.40 dollars (70 francs). À contrecœur, la touriste a sorti sa carte de crédit et s’est acquittée des 1322 dollars (870 francs) demandés.
Dans un communiqué diffusé mercredi, le restaurant s’est dit «profondément bouleversé» par les accusations «mensongères» de la Japonaise, qui tenterait de nuire à la réputation de l’établissement.
Joëlle Mermoud (joc) est journaliste à 20 minutes depuis 2009. Elle traite de l'actualité internationale, avec un faible pour les histoires insolites.
