Parlement: La gauche et l’UDC plaisent au public mais ont peu d’influence

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ParlementLa gauche et l’UDC plaisent au public mais ont peu d’influence

Les partis et les élus qui adoptent régulièrement des positions polarisantes au Parlement ne sont pas les plus influents politiquement, mais ils sont les plus visibles.

Plusieurs politiciens romands figurent parmi les plus influents au Parlement.
Plusieurs politiciens romands figurent parmi les plus influents au Parlement.LMS/Laurent Crottet

De juillet 2022 à juin 2023, Le Centre a exercé la plus forte influence politique au niveau parlementaire, proportionnellement à son nombre de députés. C’est ce que révèle une enquête réalisée par le siège suisse de l’agence de communication américaine BCW. Ainsi, parmi les 30 personnalités dont le poids politique est le plus fort au parlement, onze sont des élus de ce parti. Le PLR occupe la deuxième place en termes d’influence politique. «Alors que d’autres partis adoptent des positions tranchées sur des questions telles que le changement climatique ou la migration, le Centre et le PLR servent de partenaires d’alliance potentiels, exerçant ainsi une influence directe sur les décisions politiques cruciales», explique l’étude publiée jeudi.

En termes de visibilité auprès du public, en revanche, le PS, les Verts et l’UDC décoiffent leurs concurrents plus au centre. Ils bénéficient d’une «influence significative dans l’opinion publique» qui leur permet de façonner l’agenda politique et de faire entendre vivement leur voix lors des débats. Parmi ceux-ci, les socialistes bénéficient de la plus grande visibilité, selon l’enquête.

Les Romands plus influents, mais moins bons communicants

La Suisse alémanique détient une influence dominante grâce à ses 177 sièges au parlement. Mais, proportionnellement, les élus romands exercent un pouvoir politique plus important. Parmi ceux-ci Carlo Sommaruga (PS/GE), Damien Cottier (PLR/NE) et Céline Amaudruz (UDC/GE) comptent la plus grande influence politique. En revanche, en ce qui concerne l’influence publique, les politiciens romands accusent en moyenne un certain retard par rapport à leurs homologues germanophones.

Méthodologie de l’enquête

Pour établir ce classement, BCW s’est fondé sur un éventail de plus de 1 million de données qui représentent plusieurs indicateurs d’influence. Ceux-ci ont ensuite été combinés en un score unique. Au sujet de l’influence parlementaire, l’enquête s’est notamment intéressée à la capacité à influencer la législation, à remporter des votes et à occuper des postes de pouvoir. Pour l’influence publique, c’est autour de la popularité sur les réseaux sociaux et dans les médias ou encore de la capacité à atteindre les partisans que l’impact a été mesuré.
(sbv)

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