BâleCoup de frein au télétravail chez Novartis
Le patron du groupe pharmaceutique revient sur ses promesses de «home office» sans restrictions. Désormais, c’est deux jours maximum par semaine. D’autres sociétés serrent la vis.

Le CEO de Novartis, Vas Narasimhan, avait promis à ses collaborateurs, lors de la pandémie de coronavirus, qu’ils pourraient travailler à domicile aussi souvent qu’ils le souhaiteraient, et ce pour toujours. Pourtant, changement de cap depuis avril. Au sein du groupe pharmaceutique, une nouvelle règle s’applique, rapportent les journaux du groupe CH Media. «Nos principes prévoient que les collaborateurs de bureau passent douze jours par mois sur place», a déclaré une porte-parole de l’entreprise. Raison invoquée à ce changement de paradigme: le contact personnel s’est tellement réduit avec le travail à domicile que l’innovation risque d’en souffrir.
Les collaborateurs doivent donc de nouveau travailler à 60% au bureau, un ratio qui s’applique aussi aux employés à temps partiel. Ceux qui travaillent en laboratoire, dans la production ou dans les services extérieurs n’ont en principe pas droit au home office. Le groupe a introduit ces règles en janvier et les applique depuis avril, ajoute le communiqué.
Employés surveillés
Le géant de la pharma bâlois suit ainsi l’exemple de Swisscom, où les collaborateurs doivent de nouveau passer au moins deux jours par semaine au bureau au lieu d’un seul ou encore ces entreprises qui interdisent le télétravail les lundis et vendredis. L’assureur Bâloise, en revanche, est plus généreux puisqu’il propose jusqu’à 60% de télétravail à ses salariés.
Les quotidiens alémaniques mettent en avant un effet bénéfique du télétravail pour les introvertis. Ces personnes ont souvent du mal à travailler dans un bureau en open space. La fin de l’obligation de travailler à domicile a eu un effet négatif sur ces personnes, explique un spécialiste du développement organisationnel.