VoyagesPrendre l’avion pourrait coûter moins cher l’année prochaine
Le prix des billets d’avion pourrait diminuer, selon des compagnies aériennes, mais pas la facture globale d’un voyage, estiment des agences.

«Le plateau a été atteint et les vols seront probablement moins chers l’année prochaine.» C’est le patron de la compagnie aérienne Swiss qui l’a dit il y a une semaine dans la presse alémanique. Au sortir de la pandémie, la demande a souvent dépassé les prédictions des compagnies et le déséquilibre entre celle-ci et l’offre disponible a provoqué une hausse des prix l’an dernier et cette année. Mais ça pourrait s’équilibrer l’année prochaine.
Il n’y a pas pour autant de certitude absolue. Easyjet, par exemple, ne se prononce pas à ce stade sur l’évolution globale des prix en 2024. Les compagnies aériennes sont soumises à différents facteurs influençant leurs prix. Outre l’offre et la demande, il peut y avoir des questions de taxes (lire encadré) ou d’évolution du prix des carburants, même si, souvent, des contrats sont négociés et l’évolution du marché n’est pas répercutée de façon immédiate sur le prix final du billet d’avion.
«Nous constatons actuellement que les prix des billets d'avion auront tendance à baisser l'année prochaine», confirme pour sa part Bianca Gähweiler, porte-parole d’Hotelplan. Mais les agences de voyages sont aussi convaincues que voyager ne sera pas meilleur marché, si on regarde la facture finale. «Les prestations terrestres (hôtels, excursions, etc.) seront légèrement plus chères dans certains pays que cette année», dit-elle. Porte-parole de Kuoni, Markus Flick constate, lui, que les Suisses sont avantagés par le taux de change des monnaies, qui «compense déjà au moins une partie des prix légèrement plus élevés cette année».
«Des prix plus bas sont également prévisibles dans certaines régions, par exemple en Afrique», dit-il. Les prix peuvent évoluer rapidement et il est difficile de tirer des plans sur la comète. Pour Markus Flick, ceux qui cherchent une stabilité des prix font mieux de se tourner vers les tour-opérateurs, qui ont souvent «des prix statiques convenus à l’avance».
Des taxes qui pèsent
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Yannick Weber (ywe) est chef de rubrique Suisse/Régions chez 20 minutes où il travaille depuis 2017. Ses domaines: politique, économie et consommation.
