TestUne anémie sévère guette des vampires bien faméliques
La chasse surnaturelle aux suceurs de sang concoctée par Arkane Studios manque de sang frais.
Après avoir enchanté les joueurs avec des jeux comme «Dishonored», «Prey» ou encore «Deathloop», l’éditeur français s’est penché sur un nouvel univers avec «Redfall». Parachuté sur une île envahie par des vampires et leurs sbires, on incarne un chasseur parmi quatre profils distincts, bien décidé à faire la lumière sur cette malédiction. Pétri de bonnes intentions, ce titre brille grâce à son histoire mystérieuse, sa direction artistique léchée et à son level design offrant bon nombre de possibilités pour venir à bout de légions d’hématophages.
Cependant, toutes ces belles intentions sont gâchées par plein de petits défauts qui, cumulés, ruinent l’expérience. À commencer par une IA incohérente, un monde ouvert bien vide, des armes sans punch et un bestiaire réduit comme une peau de chagrin. À cela s’ajoutent quelques astuces grossières pour rallonger inutilement la durée de vie. On a tout de même l’impression d’assister à un beau gâchis, car tout n’est pas à jeter. De plus, cette épopée à l’atmosphère réussie manque singulièrement de mordant. Un comble. –mmi