Paris 2024Un sabotage des Jeux olympiques s’organise en marge des réformes
Les Jeux olympiques de Paris se rapprochent. Les volontaires peuvent s’inscrire depuis le 22 mars, mais plusieurs individus insatisfaits du gouvernement appellent au sabotage.

«Venez, on s’inscrit et on ne vient pas.» C’est l’une des phrases que l’on peut lire sur Twitter, au milieu des diverses protestations contre la réforme des retraites menées par le gouvernement français. Une partie du pays gronde, et cherche des moyens de le montrer. Le sabotage des Jeux olympiques de Paris - qui auront lieu dans moins de 500 jours - semble séduire une partie des insatisfaits.
La marche à suivre est relativement simple. Les individus sont appelés à s’inscrire en tant que volontaires. Ensuite, ils sont simplement priés de ne pas se présenter. De manière à créer un certain chaos au moment d’accueillir l’un des plus grands événements sportifs au monde.
«Ça, c’est ma France», commente une internaute. «Donc des gens veulent gâcher le travail d’autres personnes depuis des années pour des raisons bêtes?» réagit un autre. Si les organisateurs anticipent le retrait des candidats à l’orée des Jeux, ils encouragent à y réfléchir à deux fois. «Tu es libre de retirer ton engagement à tout moment, pour quelque raison que ce soit. Dans l’intérêt du bon déroulement des Jeux, Paris 2024 t’invite à bien vérifier ta disponibilité avant de candidater.»
Les inscriptions sont ouvertes du 22 mars au 3 mai.
Le volontariat, la gratuité qui dérange
L’initiative plaît autant qu’elle indigne, et ouvre la discussion sur ce travail gratuit inhérent à de nombreux grands événements sportifs.
Les volontaires devront trouver eux-mêmes leur hébergement. «Paris 2024 veillera autant que possible à te proposer des missions sur des sites situés à proximité de ton domicile ou de ton lieu d’hébergement pendant les Jeux déclaré lors du dépôt de ta candidature», écrivent les organisateurs des JO sur le site.
Rebecca Garcia est journaliste à la rubrique sportive. Titulaire d'un master en journalisme de l'Université de Neuchâtel, elle s'intéresse particulièrement au ski alpin et à l'économie du sport.
