Australie – Le «suicide» de son petit ami cachait une sombre histoire d’héritage

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AustralieLe «suicide» de son petit ami cachait une sombre histoire d’héritage

Une quadragénaire a été condamnée lundi à 40 ans de prison pour avoir tué son compagnon et tenté de faire croire à son suicide, afin de mettre la main sur sa propriété.

Mathew et Natasha avaient fait connaissance sur un site de rencontre.
Mathew et Natasha avaient fait connaissance sur un site de rencontre.Facebook

«Stupide, maladroit et laid.» Voilà comment la juge Julia Lonergan a qualifié l’acte de Natasha Darcy en la condamnant lundi à une peine maximum de 40 ans de prison. En détention depuis 2017, l’Australienne de 46 ans pourra envisager une libération conditionnelle dès novembre 2047. En juin dernier, une Cour suprême de Nouvelle-Galles du Sud (est) l’avait reconnue coupable du meurtre de son compagnon, Mathew Dunbar. La quadragénaire, que les Australiens surnomment «la veuve de Walcha», continue d’affirmer qu’il s’agit d’un suicide.

Les faits remontent au 2 août 2017. Ce jour-là, Natasha Darcy tue son petit ami alors âgé de 42 ans en l’endormant avec un mélange de médicaments puis en le gazant. Quand l’agriculteur est retrouvé mort dans son lit, sa partenaire raconte aux policiers et à ses amis que Mathew s’est suicidé en mélangeant des médicaments avec de l’hélium. Très vite, la version de Natasha prend l’eau et les enquêteurs découvrent des éléments accablants contre la quadragénaire, raconte 9News.

«Suffocation sac plastique»

Il s’avère que quelques mois seulement après le début de sa relation avec Mathew en 2014, Natasha a commencé à faire pression sur lui pour qu’il modifie son testament. L’Australienne avait une idée en tête: être la seule héritière de la propriété à 3,5 millions de dollars australiens qu’il possédait à Walcha, un village au sud-est de la Nouvelle-Angleterre. Entre février et août 2017, la quadragénaire a recherché sur Google une centaine de manières différentes de se débarrasser de son homme, rapporte le «Guardian».

Le soir du meurtre, probablement après son passage à l’acte, l’Australienne a fait plusieurs consultations on ne peut plus troublantes sur son téléphone: «Suffocation sac plastique», «Combien de temps la scène de crime reste après un suicide», ou encore «99 poisons indétectables». «Au fil du temps (…), la violence psychologique et les attaques physiques sournoises se sont transformées en une méthode plus ciblée et infaillible pour obtenir le résultat qu’elle souhaitait. L’accusée s’est montrée insensible, implacable et sans cœur dans sa quête pour se débarrasser de Mathew», a estimé la juge en rendant son verdict lundi.

En condamnant Natasha, Julia Lonergan a pris en compte le passé judiciaire de l’accusée: elle avait frappé son ex-mari sur la tête avec un marteau, avant de l’endormir quelques jours plus tard et de mettre le feu à leur maison. L’homme avait survécu.

(joc)

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