Naissances et divorces: comment le Covid a bouleversé les Suisses

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StatistiquesBébés et divorces: comment le Covid a chamboulé les Suisses

Près de trois ans après la fin du deuxième confinement, l’Office fédéral de la statistique a publié mardi un rapport sur quelques-unes des conséquences de la pandémie sur la société.

De nombreux nourrissons ont été conçus durant les confinements.
De nombreux nourrissons ont été conçus durant les confinements. Getty Images

Mars 2020: le Covid-19 plonge le monde dans une torpeur quasi totale. L’occasion pour une partie de la population, confinée à domicile, de s’adonner à de nouvelles passions, comme le jardinage, le yoga ou la peinture. Mais il est un domaine dans lequel les Suisses ont excellé par rapport à leurs voisins européens: faire des bébés.

En effet, comme le constate l’Office fédéral de la statistique (OFS) dans un rapport publié mardi, «contrairement à d’autres pays, le nombre de naissances a augmenté en Suisse, neuf mois après le début de la pandémie». Concrètement, les enfants nés entre décembre 2020 et mars 2021, et donc conçus lors du premier confinement, ont été en moyenne 3,7% plus nombreux que durant la même période un an plus tôt. Une deuxième vague de nourrissons a déferlé sur la Suisse neuf mois après le deuxième confinement, entre juillet et octobre 2021, avec une moyenne de 5,5% de naissances en plus que l’année précédente. Un second pic également relevé dans d’autres pays européens cette fois-ci, note l’OFS.

Divorces: le calme avant la tempête

Cette première donnée pourrait porter à croire que les confinements ont donc été synonymes de saisons des amours pour les couples suisses. Et c’est vrai. Du moins dans un premier temps. Avec une moyenne inférieure de 17,1% par rapport au début d’année 2019, «l’analyse mensuelle montre que le nombre de divorces dans le premier semestre de 2020 a été exceptionnellement bas», constate l’OFS. Mais, passé ces six premiers mois, la tendance s’est inversée jusqu’à fin 2021, avec une augmentation, proportionnellement aux années précédentes, du nombre de désunions. L’OFS ne dispose cependant pas des motifs légaux de divorce. Difficile, donc, de lier avec certitude ces fluctuations avec la situation sanitaire.

Samuel Bonvin (sbv) est journaliste au sein de la rubrique Suisse/Régions du 20 minutes depuis 2023. Il aime traiter de politique, de jeux vidéo et de musique.

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