Santé: L’absence d’un vaccin crée la panique en Suisse

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SantéL’absence d’un vaccin crée la panique en Suisse

Les hôpitaux suisses ont été surchargés d’enfants touchés par le virus respiratoire syncytial en 2022. La menace d’un nouveau chaos plane cette année, faute de vaccins contre le virus.

Le VRS est particulièrement nocif chez les enfants.
Le VRS est particulièrement nocif chez les enfants.Getty Images

Le virus respiratoire syncytial (VRS) avait particulièrement touché les enfants durant l’hiver en 2022. Des hôpitaux suisses débordaient de jeunes patients, au point que certains se voyaient refuser une prise en charge médicale et étaient transférés dans d’autres cantons. Cette année, la menace d’un chaos au sein des services médicaux se profile à nouveau en Suisse. La raison: il n’existe toujours pas de vaccination contre cette maladie précise en Suisse.

Les enfants en souffrent particulièrement

Le virus respiratoire syncytial peut provoquer une bronchite aiguë chez les nourrissons et les jeunes enfants. Les bébés de moins de six mois, les bébés prématurés, les enfants souffrant de maladies cardiaques ou pulmonaires préexistantes ou les enfants présentant un déficit immunitaire sont particulièrement exposés au risque de complications d’une infection par ce virus.
Selon l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), la complication la plus courante chez les enfants de moins de deux ans est la pneumonie. Cela pourrait mettre leur vie en danger à court terme. Parce que la membrane muqueuse enflée des voies respiratoires empêche l’oxygène d’atteindre les organes vitaux.

Longue attente d’approbation

En novembre 2022, les fabricants ont déposé une demande pour la commercialisation d’un vaccin anticorps d’AstraZeneca contre le VRS destiné aux enfants de moins de deux ans. Mais la requête n’a toujours pas été approuvée par Swissmedic. Cette dernière se dédouane en partie, car elle n’a aucun levier sur les entreprises qui demandent des autorisations: «Pfizer n’a pas encore soumis de demande d’approbation», explique Lukas Jaggi, porte-parole de l’Institut. Cependant, l’exemple d’AstraZeneca montre que même si Pfizer dépose une demande, une réponse rapide n’est pas garantie.

«Les procédures administratives d’autorisation des nouveaux vaccins sont trop longues», critique Andreas Widmer, infectiologue. Et de souligner une autre dérive: «Il n’est souvent pas rentable pour les entreprises de demander une autorisation spécifiquement pour la Suisse. Ils préfèrent se diriger vers l’UE, où leurs fonds peuvent être distribués à grande échelle et rapidement.» L’expert affirme qu’il est désormais trop tard pour éviter un cas de figure comme celui de l’année dernière.

Francisco Carvalho da Costa (fcc), journaliste à 20 minutes depuis 2023, couvre l'actu suisse. Il aime relever les défis, l'économie et la cuisine.

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