ParlementUne première séance tout en solennité pour les nouveaux élus
La 52e législature a démarré lundi, sous la Coupole fédérale, par les prestations de serment, les discours du doyen et de la benjamine du Parlement et les élections des présidents.

C’est parti pour la 52e législature. Expérimentés ou néophytes, les parlementaires ont siégé lundi pour la première fois sous la Coupole fédérale à Berne au premier jour de la session d’hiver qui compte de nombreux points chauds, dont le renouvellement intégral du Conseil fédéral. Les parties officielles ont commencé dans la salle du National où l’hymne national, interprété par un ensemble vocal bernois, a résonné avant de se terminer sur quelques notes jouées à la trompette dans un silence solennel.
«Le monde change et la Suisse avec lui»
Auparavant, c’est le doyen de fonction de la Chambre du peuple, le président du Centre Gerhard Pfister, qui a ouvert la session. Dans son discours, le Zougois a cité l’écrivain autrichien Stefan Zweig pour évoquer un monde qui change inexorablement. «Je fais partie de cette génération de Suisses dont la vie a été caractérisée par un sentiment de sécurité et de prospérité qui devait durer toujours», a-t-il expliqué. «Mais le monde change et la Suisse avec lui», a-t-il constaté, en citant le «désenchantement» après les attentats du 11 septembre 2001, la chute de Swissair, la crise financière de 2008, le Covid, la guerre en Ukraine ou la débâcle de Credit Suisse.
«Comment allons-nous faire face à ces défis», a-t-il demandé avant de se lancer dans un plaidoyer envers les institutions, «les seules qui puissent réduire au minimum les pouvoirs d’un seul homme». Il a conclu son discours avec une chanson («Anthem») de Leonard Cohen: «There is a crack in everything; that’s how the light gets in» qui évoque la lumière qui naît des fissures et des fractures. Selon lui, «cette lumière peut nous montrer le chemin lorsque nous débattrons ensemble».
Un cep de vigne
Gerhard Pfister a ensuite laissé la place à la benjamine du Parlement, la vigneronne Katja Riem (UDC/BE). La jeune Bernoise (26 ans) avait de son côté emmené un pied de vigne à trois sarments, pour dédier chacun d’entre eux à des points fondamentaux, selon elle, pour la Suisse: soit la volonté populaire, l’autonomie et la liberté, ainsi que l’innovation et l’évolution. Avant d’offrir le cep au Zougois «pour boire un bon verre de vin à la fin de la législature».
Deux socialistes bâlois à la tête des deux Chambres
Christine Talos (cht) est journaliste au sein de la rubrique Suisse/Régions depuis 2011. Son domaine de prédilection est la politique suisse.
