Décédée à 32 ans - Le dernier témoignage de Mava Chou

Publié

Décédée à 32 ansLe dernier témoignage de Mava Chou

L'influenceuse s'était confiée à «Sept à Huit» 15 jours avant son suicide le 22 décembre dernier. La famille a demandé à «TF1» de diffuser la séquence.

par
mc/afp

Son suicide a fait grand bruit: l'influenceuse d’origine genevoise Mava Chou - Maëva Frossard de son vrai nom - a mis fin à ses jours le 22 décembre, vraisemblablement parce qu'elle ne supportait plus le cyberharcèlement dont elle était la cible. L'émission «Sept à Huit» l'avait interviewée le 7 décembre dernier, dans le cadre d'un reportage sur les chaînes familiales sur YouTube. Celle qui comptait 151’000 abonnés sur sa chaîne, 38’000 sur Facebook et 90’000 sur Instagram s'était alors confiée sur ses difficultés. «Chaque jour des centaines de messages de haine», rapporte le journaliste.

«Tu es un monstre, comment des personnes comme toi peuvent faire des enfants?», lit Maëva. «Tu donnes la gerbe et j'espère que les petits resteront à tout jamais chez leur papa». «Tu n'es qu'une putain de pourriture, j'espère que tu vas payer, tu me dégoûtes, espèce de cinglée de merde», poursuit-elle. Visiblement affectée, la jeune femme de 32 ans, mère de quatre enfants raconte: «C'est une vague et c'est incontrôlable et c'est indélébile (...) quand on tapera mon nom, on pourra toujours retrouver ça, c'est dégueulasse».

«Vous pouvez tuer quelqu'un avec quelques paroles»

Quinze jours plus tard, Maëva s'est suicidée à son domicile. Elle avait déposé plainte juste avant son décès contre son ex-mari et contre X pour harcèlement moral, a rapporté son avocat. «Aujourd'hui, pour moi, cela s'apparente à un homicide des temps modernes. Vous pouvez tuer quelqu'un avec quelques paroles, des fausses informations et du harcèlement», a considéré l'avocat, qui compte maintenir la plainte, celle-ci ayant été déposée également au nom du nouveau compagnon de la youtubeuse.

«Il faut absolument que les pouvoirs publics réagissent, durcissent les législations, donnent les moyens aux services d'enquêteurs d'identifier les harceleurs qui sont des lâches, écrivent derrière leur écran et se sentent tout puissants, il faut que la peur change de camp», a ajouté Me Giuranna.

Fin décembre, le père des quatre enfants de la jeune femme s’était défendu en publiant une vidéo sur le Net. Il y demandait que l’on respecte le deuil de sa famille, tout en dénonçant le harcèlement dont il faisait l’objet.

Pensées suicidaires? Faites-vous aider.

Ton opinion

1221
0
134
Marquer