Paiements en SuisseSi vous voulez vivre sans cash, mieux vaut aller vivre… à l’étranger
Même si les paiements en espèces sont en recul en Suisse, les infrastructures ne permettent qu’à une infime minorité de s’en passer complètement.

Il y a les commerces qui font la moue quand on veut payer par carte ou qui les refusent carrément; et il y a ceux qui, au contraire, disent non au cash. Résultat: les Suisses sont souvent obligés d’avoir à la fois des moyens digitaux et des espèces pour vivre au quotidien sans tracas. La Banque nationale suisse (BNS) a publié jeudi les résultats de son enquête sur les moyens de paiement. Il en ressort que, même si la part des paiements réalisés en cash est en baisse à 36% en 2020 contre 70% en 2017, l’immense majorité des Suisses disent encore avoir des espèces sur eux (ou chez eux) en prévision de transactions.
Si le cash subsiste autant, c’est en partie parce que l’infrastructure digitale n’est pas encore idéale. Ainsi, 52% des sondés ont fait face à des incidents techniques dans les douze mois précédents et 47% ont déjà été confrontés à des commerces qui n’ont pas souhaité accepter le moyen de paiement que le client privilégiait.
Twint se popularise
Les Suisses sont donc obligés d’avoir une multitude de moyens de paiements. La part de ceux qui utilisent du cash se monte à 96%. La part de ceux qui détiennent une carte de débit se monte à 93%. En conséquence, «seuls 3% des personnes interrogées se sont trouvés dans une situation où un paiement n’a pas été réalisé», constate la BNS.
Il y a aussi une nouveauté à noter: la part des paiements par application (comme Twint) est en forte hausse. Aujourd’hui, d’ailleurs, quand on ne peut pas payer par carte, Twint passe avant le cash comme moyen de paiement alternatif.
Devoir avoir du cash sur soi pour vivre sereinement au quotidien…
Là où le cash aura disparu
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Yannick Weber (ywe) est chef de rubrique Suisse/Régions chez 20 minutes où il travaille depuis 2017. Ses domaines: politique, économie et consommation.
