Initiative sur les crèches: trop cher, dit le Conseil fédéral

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SuisseInitiative sur les crèches: trop cher, dit le Conseil fédéral

Les Sept sages recommandent au Parlement de rejeter une initiative en faveur d’un accueil extrafamilial à moindre coût, car elle impacterait lourdement les finances nationales.

Il est parfois difficile pour les parents de trouver des places en crèche (image d’illustration).
Il est parfois difficile pour les parents de trouver des places en crèche (image d’illustration).Pixabay

Le Conseil fédéral estime que l’accueil extrafamilial pour enfants doit être encouragé et davantage financé par les pouvoirs publics. Cependant, il ne souhaite pas que ces améliorations passent par le biais de l’initiative populaire «pour un accueil extra-familial des enfants qui soit de qualité et abordable pour tous». À l’issue de sa séance vendredi, il a donc proposé au Parlement de rejeter le texte.

Cette initiative populaire, déposée en juillet à Berne, exige entre autres de la Confédération qu’elle garantisse davantage de places d’accueil extrafamilial pour les enfants dès trois mois et jusqu’à la fin de l’enseignement de base, dans un contexte où «la possibilité de trouver une crèche adaptée dépend aujourd’hui fortement du lieu de résidence». Il prévoit également que la Confédération prenne en charge deux tiers des coûts qu’occasionnerait son application, tout en limitant la participation financière des parents à un maximum de 10% de leurs revenus. Autant de mesures qui, selon Berne, «grèveraient lourdement les finances de la Confédération par des coûts supplémentaires se chiffrant en milliards de francs».

«Le CF ignore les besoins des familles de notre pays»

La réaction du Parti socialiste, à la base du projet, n’a pas tardé. «En rejetant notre initiative, le Conseil fédéral ignore les besoins des familles de notre pays», peste le coprésident du PS Suisse Cédric Wermuth, dans un communiqué publié vendredi après-midi. Mattea Meyer, coprésidente également, dénonce une décision qui renforce les inégalités de genre. Car, selon elle, ce sont souvent les femmes qui baissent leur temps de travail, voire cessent toute activité professionnelle, pour s’occuper des enfants.

(sbv)

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