Assurances maladie: Le Parti socialiste souhaite rembourser l‘avortement

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Assurances maladieLe Parti socialiste souhaite rembourser l‘avortement

Les femmes socialistes demandent la prise en charge des avortements par la caisse maladie. Les partis bourgeois s’y opposent.

De nombreuses femmes socialistes ont revendiqué un remboursement de l’avortement par la caisse maladie.
De nombreuses femmes socialistes ont revendiqué un remboursement de l’avortement par la caisse maladie.Franziska Rothenbuehler

Deux jours après l’annonce de la hausse des primes d’assurance, les femmes du Parti socialiste demandent que les avortements soient remboursés par la caisse maladie. Dans le cadre de la journée du droit à l’avortement, ces dernières ont distribué gratuitement des tests de grossesse et demandé la dépénalisation des interruptions de grossesse. Une action a notamment eu lieu à Neuchâtel. Pour rappel, les coûts liés à l’avortement ne sont pris en charge par l’assurance de base qu’après déduction de la franchise.

En outre, la conseillère nationale Tamara Funiciello (PS) a déposé une interpellation auprès du Conseil fédéral pour rendre la pilule du lendemain plus accessible. Les réactions du camp opposé ne se sont pas fait attendre: «On ne tombe pas enceinte par hasard, mais parce qu’on n’a pas fait attention, estime Barbara Steinemann, conseillère nationale UDC. Il faut encourager une certaine responsabilité individuelle plutôt que de rendre la pilule du lendemain plus facilement accessible.» Pour elle, le moment est très mal choisi pour étendre encore le nombre de prestations remboursées par l’assurance maladie.

Décriminaliser l’avortement

Pour les femmes socialistes, les interruptions de grossesse ne doivent plus être régies par le Code pénal: «Cela criminalise les femmes. Les conséquences se manifestent dans le discours sur le sujet et la difficulté d’accès à l’information», déplore Tamara Funiciello. Selon le Code pénal, l’avortement n’est pas punissable s’il est pratiqué sur demande écrite de la femme enceinte dans les douze semaines suivant les dernières règles, et si une situation de détresse est invoquée. La conseillère nationale regrette que l’option de l’avortement soit encore occultée aujourd’hui par certains gynécologues: «De nombreuses femmes nous ont contactés pour dire qu’elles n’avaient pas été informées de cette solution.»

Avez-vous déjà pris la pilule du lendemain?

(fcc)

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