Jeux vidéoLe réalisme d’un titre rend fous les historiens
L’habile reconstitution de la ville de Bagdad au IXe siècle dans l’opus «Assassin’s Creed Mirage» d’Ubisoft est susceptible de servir de support dans les écoles.

Les historiens consultés ont souhaité bonne chance à Ubisoft quand l’éditeur de jeux vidéo leur a fait part de leur volonté de reconstituer la ville irakienne de Bagdad au IXe siècle pour le nouvel opus Assassin’s Creed Mirage. Mais certains ont révisé leur jugement au moment de voir le résultat. L’un d’entre eux, qui a conseillé les créateurs du jeu, était littéralement «comme un enfant» au moment de visionner les premiers rendus graphiques, raconte Jean-Luc Sala sur le site Gamesrada. «Ce n’était pas fini, ni peaufiné, mais c’était là, ajoute le directeur artistique d’«Assassin’s Creed Mirage». C’est le Bagdad médiéval comme vous ne l’avez jamais vu et comme il ne l’avait jamais vu. C’était si émouvant. Il a passé sa vie à étudier cette période et cette ville, et le simple fait d’être son guide touristique était vraiment émouvant pour nous deux.»
Ubisoft n’a pas choisi la facilité puisque la ville de Bagdad, alors centre névralgique du monde au IXe siècle, fut complètement incendiée au XIIIe siècle par les Mongols. Mais ses équipes ont relevé le défi en s’entourant d’historiens et d’universitaires du monde entier pour rassembler autant de connaissances que possible et recréer la ville, son atmosphère et son empire en expansion. «Ce Bagdad est fidèle aux références archéologiques, littéraires et aux descriptions de cette époque où il était au cœur de la Route de la Soie», relève Sala
Il semble que les historiens soient conquis par la reproduction si l’on en croit le directeur artistique de l’opus. «Ils vont maintenant utiliser notre travail pour parler du sujet. Ce n’est pas précis à 100%, mais c’est le mieux qu’on puisse montrer. Cela reste notre vision, mais personne ne peut dire que c’est faux.»