Bâle: fêter leur élection coûtera 500’000 Fr. d’argent public

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BâlePrès de 500’000 Fr. d’argent public pour fêter leur élection

En décembre prochain, deux élus bâlois prendront la présidence du Conseil national et du Conseil des États. Le budget prévu pour célébrer l’événement fait grincer les dents des contribuables.

Eric Nussbaumer (PS/BL) est sous le feu des critiques à Bâle.

Eric Nussbaumer (PS/BL) est sous le feu des critiques à Bâle.
20min/Matthias Spicher

À l’heure de la hausse des prix de l’électricité, des loyers, ou encore des primes d’assurance maladie, les Gouvernements de Bâle-Ville et Bâle-Campagne ne se laissent pas aller. Pour célébrer l’accession respective d’Eric Nussbaumer (PS/BL) et Eva Herzog (PS/BS) à la présidence du Conseil national et du Conseil des États, les deux Conseils se sont accordés sur un budget commun de 480’000 francs. Un crédit important, voire historique, qui fait grincer beaucoup de dents.

En effet, les élus bourgeois de Bâle-Campagne n’ont pas tardé à se faire entendre. Peter Riebli, chef du groupe parlementaire UDC, dénonce l’hypocrisie des deux socialistes: «Le parti qui critique, à juste titre, la perte du pouvoir d’achat des citoyens s’offre une telle fête». Un acte que l’homme juge «indécent». De son côté, Andreas Dürr (PLR/BL), a annoncé dans la «BaslerZeitung» qu’il comptait adresser jeudi une liste détaillée de questions au Parlement cantonal. Le libéral-radical souhaite entre autres connaître le degré d’implication d’Eric Nussbaumer et Eva Herzog, dans la planification du budget alloué aux festivités.

Le PS évoque un événement historique

Pour les présidentes du Parti socialiste des deux demi-cantons, ces critiques ne sont pas fondées. L’avènement de deux élus bâlois à des postes si importants au niveau fédéral est un événement historique, qu’il s’agit de célébrer dignement. Par ailleurs, pour Lisa Mathys, présidente du PS de Bâle-Ville, il est «tiré par les cheveux» de concentrer les critiques sur Eric Nussbaumer, Eva Herzog ou le Parti. Cela car les montants ont été définis par les deux Gouvernements, et non seulement par les principaux concernés, explique-t-elle dans le quotidien bâlois.

Des festivités souvent cher payées

Il n’est pas rare que de telles célébrations, à l’occasion d’événements politiques, coûtent cher au contribuable. Ainsi, un budget de 350’000 francs a été attribué par le Conseil d’État valaisan pour fêter la présidence de Viola Amherd, en décembre prochain.  Pour son élection au Conseil fédéral en 2019, ce sont 253’000 francs qui avaient été déboursés. Au niveau cantonal, en 2022, un budget de 130’000 francs avait permis à Séverine Evéquoz de fêter son élection à la présidence du Grand Conseil vaudois, mais pas entièrement à la charge des finances publiques. Il en avait été de même pour Rémy Jaquier, en 2018.
(sbv)

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