Cadeau pour l’Ukraine: Les Pays-Bas attendent l’aval du Conseil fédéral pour racheter 96 chars Leopard 1

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Cadeau pour l’UkraineLes Pays-Bas attendent l’aval du Conseil fédéral pour racheter 96 chars Leopard 1

La Hollande souhaite acquérir d’anciens chars. Il s’agit de modèles anciens, entreposés en Italie, qui seraient rafistolés en Allemagne puis offerts à l’Ukraine. Le Conseil fédéral devrait avoir le dernier mot.

Des chars entreposés en Italie chez Ruag font l’objet de convoitises de la part des Pays-Bas.
Des chars entreposés en Italie chez Ruag font l’objet de convoitises de la part des Pays-Bas.Reuters

On savait déjà que l’Allemagne, le Danemark et l’Espagne voulaient offrir à l’Ukraine des armes de fabrication suisse. Mais le Conseil fédéral a mis son veto à cela au nom de la neutralité et de la non-réexportation d’armes suisses vers un pays en guerre. Aujourd’hui, c’est le chef du gouvernement néerlandais Mark Rutte qui repart à l’assaut. Selon le «Tages-Anzeiger», il voudrait que le Conseil fédéral permette la livraison de 96 anciens chars de combat de type Leopard 1 à l’Ukraine. Ces blindés appartiennent depuis 2016 au groupe d’armement Ruag, propriété de la Confédération et sont stockés dans un dépôt dans le nord de l'Italie.

Pour bien comprendre la situation, il faut savoir que le Leopard 1 n’a rien à voir avec le Leopard 2 dont on a abondamment parlé depuis le début de la guerre en Ukraine. L’idée est, après acquisition de la part des Pays-Bas, de faire modifier ces blindés en Allemagne et les remettre au goût du jour. Dans ce nouveau dossier, même si le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) et le ministre de l’Économie Guy Parmelin pourraient répondre seuls à la demande, il semble que le Vaudois soumettra ce dossier délicat à l’ensemble du Conseil fédéral.

C’est ce qu’a laissé entendre le président de la Confédération Alain Berset, qui s’est rendu hier au sommet de la Communauté politique européenne en Moldavie. Interrogé sur les chars Léopard 1, il a déclaré devant les journalistes: «Ce sont des questions qui doivent vraiment être traitées par le Conseil fédéral!» Affaire à suivre.

Une autre problématique

Avec la demande des Pays-Bas, notre pays se trouve dans une autre configuration. En effet, cette fois, on n’est pas dans la situation de vente d’armes suisses vers un pays tiers qui destinerait ces biens à un pays en guerre comme cela a été discuté aux chambres – et refusée au National – dans le cadre de la «Lex Ukraine» qui voulait assouplir ces règles. Ici, il s’agit de chars d’ancienne génération, stockés en Italie et propriété de Ruag, qui est en main de notre pays.
(jbm)

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